Préparer
l'arrivée de l'élève.
Il est
important de permettre à l'élève de faire plusieurs
visites des locaux pour qu'il puisse prendre ses repères.
Chaque
personne doit se présenter à l'élève
aveugle pour qu'il l'identifie.
Un emplacement
est choisi pour le matériel (très coûteux) :
un ordinateur, une imprimante noire, une imprimante en relief, du
papier cartonné, du papier pour les documents en relief, un
scanner et éventuellement un four pour créer des documents
en relief ainsi que le papier correspondant.
L'élève
transporte son appareil de prise de notes.
Les
documents adaptés
Les transcriptions
en braille et les adaptations, comme les figures en relief, sont
longues à réaliser.
Elles
doivent être prévues au moins une semaine à l'avance.
Les commandes
de livres scolaires ou de livres étudiés en classe
sont faites longtemps à l'avance.
En classe tout
est verbalisé (les mots nouveaux ou difficiles sont épelés...
), le vocabulaire spatial est précis, ceci est vrai pour
le professeur mais aussi pour les autres élèves.
Si l'étude
porte sur une photo ou sur une affiche, celle-ci sera entièrement
décrite, c'est un très bon exercice pour les élèves
et cette description peut aussi apporter de l'aide aux autres.
Un schéma,
une figure... faits au tableau, peuvent être reproduits en
relief sur une feuille à dessin spéciale en plastique.
Un texte,
un résumé... écrits au tableau, sont dictés.
Exceptionnellement, on peut photocopier ce texte et le donner à l'élève
pour qu'il soit ensuite scanné ou dicté.
Le
tiers temps
Il permet à l'élève
de se trouver dans des conditions de travail qui ne le défavorisent
pas par rapport aux autres.
L'élève
dispose d'un tiers du temps en plus. C'est souvent difficile à réaliser,
mais cela ne doit pas être un prétexte pour supprimer
la récréation, on peut réduire les questions,
voire en supprimer certaines.
Le tiers
temps est indispensable :
- L'élève
aveugle utilise plusieurs supports différents : les feuilles
cartonnées, l'appareil de prise de notes, les feuilles plastiques
pour les croquis, il est parfois difficile de retrouver une ligne.
- Un voyant
peut survoler un texte, ceci est impossible pour un non-voyant.
- Une
figure, même simplifiée, demande beaucoup plus de temps
pour être découverte au toucher.
Les
déplacements et la classe
La concentration
en classe et dans les déplacements génère une
réelle fatigue dont il faut tenir compte.
Les déplacements
(même accompagnés) se font dans le bruit, ils sont une épreuve
pour les aveugles.
Une simplification
peut être apportée en limitant ces déplacements
ou en autorisant qu'ils soient légèrement différés.
On peut
susciter une aide (spontanée ou non) de la part des autres élèves
pour accompagner l'élève non-voyant. Pour être
comprise et acceptée , sans entraîner de lassitude ,
elle ne doit pas rester le fait d'un seul élève : c'est
une responsabilité que doivent partager tous les pairs.
L
'élève dans la classe ?
Ces élèves ne recevant aucune information visuelle, les autres
sens sont développés pour recevoir davantage les informations
en particulier le toucher et l'ouïe, les non-voyants ont donc besoin
d'être dans une classe tranquille, et si possible pas trop nombreuse.
Les élèves
aveugles peuvent bénéficier d'une aide spécifique
dans certaines matières, faite par des enseignants itinérants.
Du fait des aides spécifiques et des intervenants du centre
de soins, l'emploi du temps des déficients visuels est très
lourd. On peut dans certains cas aménager des allègements
horaires.
Collaboration
avec les parents
Chaque étape
de la vie de leur enfant est difficile. Particulièrement :
- l'acceptation
du handicap
- la mise
au braille
- l'orientation
- l'adolescence
Ils doivent
pouvoir dialoguer avec des professionnels et se sentir accueillis.