En
classe
L
'élève sera placé de préférence près
du tableau, cependant cela ne lui permettra pas
forcément
de le voir correctement.
L'éclairage doit être satisfaisant, parfois il faut prévoir un éclairage
individuel.
Un
pupitre ou une table inclinée peuvent être nécessaires.
Une
loupe, éclairante ou non, est souvent utile pour la lecture
et pour lire le résultat sur le cadran d'une calculatrice.
Un
ordinateur muni d'un logiciel de grossissement de caractères
comme Zoomtext, facilite l'écriture et la lecture.
Les
documents doivent être adaptés donc agrandis.
Le plus simple est de remplacer une
feuille de format A4 par une autre de format A3 (en multipliant
par
1,41). La photocopie doit être de bonne qualité, les noirs
bien contrastés.
Le meilleur résultat est obtenu en reprenant
le document puis en l'imprimant en utilisant la police Arial,
taille 14 à 20, style normal ou gras, en modifiant ou non les
interlignes (dans Word : Format>Paragraphes> Interligne)
suivant le choix de l'élève. Ce choix peut évoluer.
Les
couleurs peuvent être une aide pour certains, mais aussi une
gêne importante pour d'autres. Si l'élève ne distingue pas
les couleurs on ne peut pas exiger qu'il les utilise pour symboliser
par exemple une côte ou une frontière en géographie (utiliser
un trait plein ou un trait pointillé) ou pour mettre en évidence
une remarque importante (" écrire en rouge " sera remplacé par " encadrer ").
Les parties coloriées seront remplacées par des
hachures...
La
lecture étant un travail difficile il faut éviter,
si cela est possible, les exercices demandant un
va et vient dans la
feuille pour aller rechercher les informations.
Sur
les figures, les cartes, les croquis... si l'agrandissement
ne suffit pas, on peut simplifier le document
et mettre en évidence
les éléments importants en les noircissant.
L'enseignant
:
Il
doit autoriser le malvoyant à se déplacer pour voir un mot
au tableau.
Il
doit verbaliser au maximum les explications (les mots nouveaux
ou difficiles sont épelés) et employer un vocabulaire spatial
précis.
Il
ne doit pas écrire le texte d'un contrôle au tableau (donner
au malvoyant une feuille avec ce texte).
Il
peut être cependant exigeant pour le soin (tout en sachant
que ce travail est difficile). Un schéma, une figure... faits
au tableau, peuvent être reproduits sur une feuille donnée à l'élève.
Un texte, un résumé... écrits au tableau, sont dictés, ou donnés
sur une feuille.
L'élève
dans la classe :
On
peut susciter une aide (spontanée ou non) pour prêter un cahier
en cas de retard et permettre la mise à jour du document ou
une assistance pour les déplacements.
Cette aide ne doit pas rester le fait
d'un seul élève, elle entraînerait une lassitude.
Les
déplacements :
Pour
la majorité des élèves, les déplacements dans l'établissement
sont un moment de repos, pour le malvoyant c'est un moment
difficile en raison :
- Des
obstacles non vus (cartable, chaise ou table déplacée...
). Il faut être particulièrement vigilant
lors des sorties scolaires.
- De
la luminosité : un élève peut voir correctement dans un endroit
bien éclairé, mais devenir aveugle si la luminosité baisse (difficulté pour
le passage de la cour au couloir). Inversement, un élève
peut être gêné par trop de luminosité (difficulté pour
le passage du couloir à la cour).
Le
tiers temps :
Il
permet à l'élève de se trouver dans des conditions de travail
qui ne le défavorisent pas par rapport aux autres. L'élève
dispose d'un tiers du temps en plus. C'est souvent difficile à réaliser,
mais cela ne doit pas être un prétexte pour supprimer la récréation,
on peut réduire les questions, voire en supprimer certaines.
Collaboration
avec les parents
Chaque étape
de la vie de leur enfant est difficile. Particulièrement :
- l'acceptation
du handicap
- l'orientation
- l'adolescence.
Les
parents doivent pouvoir dialoguer avec des professionnels
et se sentir accueillis. A cause de sa lenteur et
des aides qu'il peut recevoir, l'emploi du temps d'un élève
déficient visuel est très lourd. C'est pourquoi on peut dans
certains cas envisager des allègements horaires
.