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es rogrès echniques dans la avigation

 

Les bouleversements introduits par les Grandes Découvertes portugaises dans la représentation du monde ne sont possibles que grâce aux progrès techniques et surtout à la maîtrise de la cartographie.

Le grand commerce médiéval va bénéficier des progrès réalisés dans la construction des navires et dans l’apparition des nouveaux instruments de navigation.


Principaux instruments de navigation en usage :
compas, sonde, quadrant, arbalète, astrolabe et sablier
Bibliothèque Nationale de Paris
L’innovation la plus importante sera la diffusion de la boussole.
Son origine reste incertaine. Si les Chinois la connaissent depuis longtemps, ce sont peut-être les Arabes qui l’ont introduite en Europe, à moins qu’elle n’ait été redécouverte par des marins ou des astronomes occidentaux.
Les premiers à l’utiliser et à la répandre sont les marins de la cité commerçante d’Amalfi, en Italie méridionale.
L’aiguille magnétique qui flottait simplement, au début, sur l’eau ou sur l’huile sera, par la suite, fixée sur un pivot permettant de tourner la boussole dans toutes les directions. Les marins peuvent désormais affronter la haute mer sans craindre de se tromper de cap.

Les officiers de marine s'entraînent à effectuer
des observations astronomiques au cours de leurs voyages
Bibliothèque Nationale de Paris

Outre la boussole, on commence à utiliser deux instruments arabes, l’astrolabe et le sextant, qui permettent de mesurer la hauteur des astres au-dessus de l’horizon. En calculant exactement le temps passé à naviguer, on peut déterminer avec précision la distance que le navire a parcouru entre le nord et le sud (la latitude), entre l’est et l’ouest (la longitude). Profitant de ces améliorations, les Génois sont les premiers, à la fin du XIIIe siècle, à relier directement, par voie maritime, l’Italie aux Flandres et à l’Angleterre.

Le compas à pointes sèches est utilisé par les navigateurs pendant des siècles pour calculer les distances sur les cartes. Ils peuvent ainsi connaître la distance parcourue et celle qui reste à couvrir pour arriver à destination.

L’arbalète s’est répandue chez les navigateurs du XVIe siècle, leur permettant de définir l’angle entre l’horizon et un astre. L’observateur plaçait l’extrémité de la règle à l’œil et la faisait coulisser le long d’une échelle jusqu’à ce que ses deux bouts soient alignés l’un sur l’horizon et l’autre sur l’astre. Le calcul de la latitude était alors possible.

A cette époque, le navire type voguant en Méditerranéen est la galéasse. Cette grande galère se déplace principalement à la voile. La voile latine triangulaire qui peut être orientée dans toutes directions permet aux navires de voguer par vents de travers et même contre le vent. Le gouvernail de poupe, fixé par des charnières au milieu du pont arrière du navire remplace les rames latérales trop lourdes, facilitant ainsi grandement les manœuvres. La vergue tournante (support en croix de la voile) permet d’orienter les voiles carrées par vents de côté. Sur certains voiliers, un second mât à l’avant fera son apparition.

Dans la seconde moitié du XV ème siècle, la caravelle est équipée de trois mâts : le mât d’artimon à l’arrière, le grand mât au centre et le mât de misaine à l’avant. On lui ajoutera ensuite une petite voile rectangulaire au sommet du grand mât, le hunier puis un quatrième mât, à l’extrémité de la poupe : le contre-artimon. Cet équipement assure aux marins un retour d’Afrique face au vent et aux courants marins défavorables. A la fin du XV ème siècle, on améliore encore leur maniabilité en affublant les deux mâts avant de voiles carrées.
Ces formidables navires doivent néanmoins rester de taille limitée.