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De l'école maternelle aux classes préparatoires,
les programmes insistent sur la dimension expérimentale
des sciences physiques et chimiques. Cet aspect de notre
enseignement est indispensable à la compréhension profonde
des phénomènes étudiés. L'autonomie dans la démarche expérimentale
doit être acquise progressivement par les élèves. L'expérience
de la Main à la Pâte ® puis le Plan de Rénovation de l'Enseignement
des Sciences et de la Technologie à l'Ecole [1]
ainsi que les programmes de l'école élémentaire ont insisté
sur la nécessité de privilégier chaque fois qu'elle est
possible l'expérimentation directe conçue et réalisée par
les élèves. Au collège, bien qu'aucun horaire spécifique
ne soit dédié aux travaux pratiques, les différents thèmes
des programmes offrent une large place aux activités expérimentales
des élèves.
L'évaluation des capacités expérimentales est essentielle
: elle permet d'une part d'évaluer les compétences concrètes
des élèves, trop peu valorisées dans l'enseignement général
; elle entraîne d'autre part une mise en perspective positive
de l'activité expérimentale. De nombreuses compétences
relatives à l'expérience sont d'ailleurs exigées dans
les programmes officiels. Il est donc indispensable
de tester la capacité des élèves à les mettre en œuvre.
Par ailleurs, il est important d'habituer à ce type
d'évaluation ceux qui se destinent à poursuivre des études
dans les voies scientifiques et dans certaines voies technologiques
et professionnelles. Il existe en effet une épreuve pratique
d'évaluation des capacités expérimentales non seulement
au baccalauréat S, mais aussi dans certains baccalauréats
technologiques ou professionnels.
Cette évolution suppose que les compétences soient
évaluées dans un champ plus large (maîtrise
accrue du matériel de laboratoire, précision des gestes
manipulatoires, etc.) non seulement lors d'un examen final,
mais aussi tout au long de la scolarité, dès l'école.
Au collège, il ne s'agit pas de mettre en place des épreuves
d'examen supplémentaires, mais d'évaluer en cours de formation
les élèves sur certaines compétences, comme cela se fait
à l'écrit lors des devoirs sur table par exemple. Il ne
serait pas logique que les capacités expérimentales soient
évaluées dans le premier degré et au lycée, sans l'être
au collège.
Ce document a pour objectif principal de recenser les
modes possibles d'évaluation des capacités expérimentales
au collège. Les conditions de travail dans les établissements
scolaires (salles spécifiques ou non, matériel adapté ou
non, travail en classes entières ou non, etc.) étant très
variées, des scénarios ont été élaborés afin de prendre
en compte les différentes situations. Ce document est structuré
en trois parties :
La première propose sept scénarios permettant
d'évaluer les capacités expérimentales des élèves.
La deuxième partie recense sous forme de grilles
les compétences expérimentales qu'on peut attendre
des élèves dans les thèmes des programmes aux différents
niveaux du collège.
La troisième partie offre quelques exemples
d'évaluation des capacités expérimentales de la cinquième
à la troisième en physique et en chimie. Chaque sujet
est composé de 5 fiches récapitulant :
-
un descriptif du sujet ;
-
une liste du matériel nécessaire
;
-
une fiche décrivant les manipulations
que les élèves doivent réaliser et l'exploitation qu'ils
doivent en faire ;
-
une grille d'observation ;
-
un barème pour une éventuelle évaluation
chiffrée.
Afin de choisir plus facilement les sujets, ceux-ci
sont repérés par le niveau concerné (5 pour cinquième,
4 pour quatrième et 3 pour troisième), une lettre (C pour
chimie, P pour physique), et enfin un numéro de sujet
(n°1,2…).
Les sujets qui suivent ont le seul statut de documents
de travail. Ils sont proposés dans un souci d'offrir
des pistes nouvelles et de faciliter la mise en œuvre de
telles évaluations. Les compétences évaluées dans ces sujets
sont identifiées comme exigibles dans les programmes officiels.
Si, dans certains collèges, des sujets d'évaluation des
capacités expérimentales sont mis au point, nous les examinerons
bien volontiers et ils pourront s'ajouter aux exemples proposés
ci-dessous après validation. Il faut dans ce cas nous faire
parvenir une version informatique des fichiers concernés,
accepter que certaines modifications soient éventuellement
faites (mise en forme, changements de détail sur le fond,
etc.) et que les sujets soient publiés.
Pour ces envois éventuels comme pour toute communication
qu'il vous apparaît pertinent de nous adresser, le courrier
électronique est à privilégier. Vous pouvez nous joindre
aux coordonnées ci- dessous.
Secrétariat des IA-IPR de sciences physiques et
chimiques :
Mme T. RÉGNIER
Tél : 01 49 81 63 28
Fax : 01 49 81 66 80
Mél : ce.ipr@ac-creteil.fr
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ou par mél :
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Nous tenons à remercier les enseignants du groupe 'Collège'
qui ont participé à l'élaboration de ce document. En mon
nom personnel et au nom de mes collègues, je vous souhaite
une bonne réception et une bonne utilisation des pages qui
suivent.
Hélène COMBEL IA-IPR de sciences physiques
et chimiques
[1]:B.O.E.N.
hors série n°1 du 14 février 2002
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