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L'afffaire Dreyfus

C' est en 1894 que l'on découvre une lettre d'un officier français qui propose d'offrir des secrets militaires à l'Allemagne. Peu après, Alfred Dreyfus, capitaine d'artillerie attaché aux services secrets de l'état-major, est accusé de haute trahison, car son écriture ressemble à celle de la lettre. Cette même année, il est dégradé et condamné à la déportation à vie alors qu'il ne cesse de proclamer son innocence. Après avoir soupçonné et mis hors de cause Esterhazy (un officier dont l'écriture ressemble aussi à la lettre), le président du conseil, Méline, refuse la révision du procès. "Il n'y a pas d'affaire Dreyfus" proclame-t-il alors que la France est en train de se diviser en deux camps qui vont s'opposer pendant plus de 10 ans. D'un côté, il y a ceux, républicains et socialistes, qui sont convaincus de son innocence, de l'autre, des nationalistes partisans de la "revanche", des antisémistes et des catholiques qui désignent le juif comme responsable de la politique anti-cléricale. L'article de Zola, "j'accuse", fait rebondir l'affaire. A la suite de la découverte de "faux" fabriqué contre Dreyfus, le procès est révisé mais le conseil de guerre le declare de nouveau coupable et le condamne à 10 ans de réclusion. L'affaire ne trouve son épilogue que le 12 juillet 1906 lorsque la cours de cassation casse ce dernier jugement et réintègre Dreyfus dans l'armée.

            Surtout ne parlons pas de l'affaire Dreyfus !                                    Ils en ont parlé.

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