ALIMENTATION ET
ENVIRONNEMENT
I - Comportements alimentaires et satisfaction des
besoins
1.1.
Le choix des aliments consommés ne correspond pas
forcement aux besoins de l’organisme.
1.1.1.
L’appétence alimentaire correspond au désir de
consommer des aliments.
1.1.2.
Les fonctions sensorielles intervenant dans
l’appétence sont :
w
la gustation qui est la perception des saveurs
w
l’olfaction qui est la perception des odeurs
w
la vision
w
l’audition
w
le toucher.
1.1.3. Les habitudes individuelles, culturelles et religieuses et les ressources économiques influent sur le choix des aliments .
w
les Glucides ou sucres,
w
les Lipides ou graisses,
w
les Protides dont les plus simples sont les acides
aminés et les plus complexes les protéines,
w
les Vitamines.
w
l’eau : H2O,
w
les ions ou sels minéraux.
1.3.1
Le groupe « des viandes, poissons œufs » et
le groupe du « lait et produits laitiers » sont des aliments
bâtisseurs.
w
Cette caractéristique est due à leur richesse en protéines.
w
Le calcium contenu dans le lait et les produits laitiers permet la croissance osseuse.
1.3.2
Le groupe « des céréales et leurs dérivés,
pommes de terre et légumes secs » et le groupe des « lipides », sont
des aliments énergétiques.
w
Par sa richesse en glucides, le groupe des céréales est une
excellente source d’énergie.
1.3.3
Le groupe des légumes et fruits sont des aliments
fonctionnels.
w
Il est riche en vitamines et minéraux, indispensables au
fonctionnement de l’organisme.
w
Les fibres contenues dans les fruits et légumes participent
au transit intestinal.
1.3.4
Dans le groupe des boissons, seule l’eau est
indispensable.
w
C’est le constituant le plus abondant du corps humain.
2.1 La ration alimentaire correspond à
l’ensemble des aliments consommés sur une journée pour couvrir les besoins de
l’organisme en matière et énergie.
2.1.1 La valeur énergétique de la ration
alimentaire doit être équilibrée par rapport aux dépenses énergétiques d’un
individu.
2.1.1.1 Les
dépenses réalisées permettent de calculer les besoins énergétiques.
2.1.1.2 La valeur énergétique de la ration
alimentaire dépend de l’âge :
w
Elle doit être plus élevée chez les individus en
croissance : enfants et adolescents.
2.1.1.3 Elle
dépend du sexe :
w
Les hommes dépensent plus d’énergie que les femmes.
2.1.1.4
Elle dépend de l’état physiologique :
w
Une femme enceinte ou allaitant dépense plus d’énergie pour
nourrir le fœtus ou produire du lait.
2.1.1.5
Elle dépend de facteurs externes :
w
L’activité physique augmente les besoins énergétiques de
l’individu.
2.1.2 Il existe une dépense énergétique
incompressible de l’organisme : le métabolisme basal.
w
Il correspond aux dépenses permettant d’assurer les
fonctions vitales de l’organisme : les activités nerveuse, cardiaque et
respiratoire.
2.1.3 La ration alimentaire apporte les différents constituants
chimiques dont l’organisme a besoin.
2.1.3.1 La ration alimentaire doit couvrir les besoins en lipides, glucides
et protides de l’organisme.
2.1.3.2
Certains nutriments qualifiés d’indispensables ne sont pas
synthétisés par l’organisme et doivent être apportés par l’alimentation.
w
C’est le cas des vitamines, de l’eau et des ions minéraux,
w
de 3 acides gras essentiels à la synthèse des lipides de
l’organisme.
w
Il existe 8 acides aminés indispensables, ne pouvant être
synthétisés.
w
Certains ions sont nécessaires en grande quantité comme
le calcium, le magnésium et le fer.
w
D’autres doivent être apportés en petite quantité comme
l’iode et le cuivre : ce sont les oligo-éléments.
2.2 La prise alimentaire ne coïncide pas
toujours avec les besoins nutritionnels.
2.2.1 La ration alimentaire est insuffisante si
les apports sont moins importants que les besoins.
2.2.1.1
Le déséquilibre alimentaire peut être qualitatif.
w
La malnutrition par carence touche surtout les pays du
tiers-monde.
w
Elle est liée à une carence en nutriments indispensables.
w
Les conséquences sur la santé sont importantes.
2.2.1.2
Le déséquilibre alimentaire peut être quantitatif .
w
La sous-nutrition est due à
un manque de tous les aliments et particulièrement les aliments
énergétiques.
w
Elle entraîne un amaigrissement extrême.
2.2.2 La ration alimentaire est
excédentaire si les apports sont plus importants que les besoins.
2.2.2.1
Les pays industrialisés sont les plus touchés par la
suralimentation.
w
Les besoins énergétiques sont diminués à cause de la
sédentarisation.
w
Les habitudes alimentaires favorisent l’augmentation de la
valeur énergétique de la ration alimentaire : grignotage, consommation de
produits industriels…
2.2.2.2
La suralimentation a des conséquences graves sur la santé.
w
Elle entraîne une surcharge pondérale plus ou moins
importante et à terme l’obésité.
w
L’obésité et l’excès de sucre favorisent le diabète.
w
L’excès de graisses animales (notamment du cholestérol)
favorise l’apparition de maladies cardiovasculaires.
w
II - Production alimentaire et
environnement
1.1
Un écosystème est un système naturel.
w
Il désigne un milieu naturel donné, les êtres vivants
peuplant ce milieu et les relations qu’ils entretiennent entre-eux et avec le
milieu.
w
Les principales relations dans un écosystème sont des
relations alimentaires
1.2
La production de matière végétale est à la base de
toute production de matière.
1.2.1
Les végétaux chlorophylliens sont les producteurs
primaires :
w
ils produisent leur matière organique à partir de matières
minérales : dioxyde de carbone, eau et sels minéraux.
1.2.2
Les animaux sont les producteurs secondaires :
w
ils produisent leur matière organique à partir de matière
organique provenant d’autres êtres vivants
animaux ou végétaux.
1.2.3
L’alimentation humaine dépend de la production végétale et
animale.
1.3
La production de matière organique par les
producteurs secondaires nécessite une production primaire très importante.
1.3.1
Une partie de la matière organique ingérée par les
êtres vivants n’est pas assimilée.
1.3.2
La partie assimilée permet :
w
la production d’énergie indispensable au bon fonctionnement
des organismes,
w
la production effective de matière organique pour assurer la
croissance et le renouvellement de matière.
1.3.3
Seule la matière produite peut être utilisée par les
autres êtres vivants.
1.3.3.1
La masse de matière produite est très inférieure à la masse
de matière ingérée :
la production de matière animale nécessite donc une
production végétale quantitativement importante.
1.3.3.2
Le rendement de la production de matière dans un écosystème
est faible.
w
Le rendement est le rapport entre la masse de matière
produite et la masse de matière ingérée par un être vivant.
2.1 Un agrosystème est un système
artificiel.
w
C’est un système agricole crée par l’homme pour augmenter le
rendement d’un seul producteur choisi.
2.2 Un agrosystème est un système en déséquilibre.
w
La matière produite est prélevée par l’homme et exportée
hors de l’agrosystème,
w
La matière organique produite ne retourne pas au sol et
n’est donc pas recyclée,
w
Sans intervention de l’homme, le sol s’appauvrit alors en
éléments minéraux.
2.3 Le maintien d’un rendement élevé nécessite donc un
entretien permanent de l’agrosystème.
2.3.1 Le rendement peut être
amélioré en augmentant la quantité de matière produite par l’agrosystème :
2.3.1.1
L’apport d’engrais permet d’augmenter la productivité
primaire.
w
La productivité primaire est la quantité de matière
végétale produite par unité de surface
et unité de temps.
w
Les engrais sont des sels minéraux.
w
La quantité et la composition des engrais apportés est
adaptée à l’espèce cultivée.
2.3.1.2 La réalisation d’organismes génétiquement modifiés permet d’obtenir des espèces plus rentables.
w
Certains OGM produisent plus de matière en une même période
que l’organisme « sauvage ».
2.3.2
Le rendement d’un agrosystème peut être augmenté en
limitant les pertes naturelles.
2.3.2.1 Différents
organismes peuvent nuirent à la productivité de l’agrosystème :
w
les plantes adventices ou « mauvaises herbes »
sont des concurrentes des espèces cultivées pour les ressources du milieu,
w
les parasites se développant au détriment des espèces
cultivées provoquent une baisse de la productivité,
w
les ravageurs sont les prédateurs naturels des végétaux
cultivés causant des pertes considérables aux récoltes.
2.3.2.2 Divers
moyens de lutte contre ces organismes « nuisibles » existent :
w
la lutte chimique consiste essentiellement à répandre des
pesticides qui sont des substances chimiques toxiques visant à éliminer les
organismes indésirables,
w
la lutte biologique utilise les prédateurs naturels de ces
organismes nuisibles pour en limiter la prolifération,
w
L’obtention de certains OGM capables de produire leur propre
pesticide ou de résister à un herbicide donné limite les pertes de production.
2.4
Les pratiques agricoles ont des conséquences sur
l’environnement, la santé humaine et animale.
2.4.1
Ces pratiques agricoles peuvent entraîner des
pollutions.
w
Le lessivage par les eaux de pluie exporte les substances
chimiques hors de l’agrosystème.
w
Les engrais riches
en nitrates et les pesticides se retrouvent dans les rivières et les eaux
souterraines ;
2.4.2
La pollution des milieux naturels engendre des
déséquilibres biologiques.
w
Les êtres vivants concentrent les pesticides dans leur
matière organique : ils sont ainsi transmis lors des relations
alimentaires.
w
Cette pollution provoque la mort de certains organismes et
perturbe alors l’équilibre de l’écosystème.
w
La pollution par les engrais azotés est souvent responsable
de la prolifération dans les eaux d’organismes indésirables.
w
Cette prolifération entraîne à son tour la disparition
d’autres êtres vivants de l’écosystème.
2.4.3
Ces pollutions peuvent avoir des conséquences sur la
santé humaine et animale :
2.4.3.1
La pollution par les nitrates et les pesticides rend l’eau
impropre à la consommation à partir d’une certaine concentration.
2.4.3.2
Les substances apportées par l’homme à l’ agrosystème et à
l’écosystème peuvent affecter la santé des animaux.
2.4.3.3
La santé humaine peut être menacée lors de la
consommation des animaux affectés.