LA FORÊT DE FONTAINEBLEAU

Présentation:

 

I) Situation géographique.

La forêt de Fontainebleau est située en Île de France, et notamment en Seine et Marne.

C'est une forêt unique dont on en fait la référence avec les forêts d'autres régions. La forêt de Fontainebleau s'étend sur 25000 ha, dont 17000 appartiennent à la forêt domaniale. La forêt des Trois Pignons et de la Commanderie offrent de nombreux points de vue et sites remarquables. Cet ensemble a beaucoup de succés auprès des habitants de la région: il y a environ 13 millions de visiteurs par an. . Cette forêt monumentale présente un aspect très varié où alternent de hautes futaies et des taillis, des landes sableuses et des coteaux calcaires, des plateaux et des massifs rocheux.


Cette région appelée de nos jours "Massif de Fontainebleau " est attirante par la présence et la répartition des grès et des chaos rocheux :

Les principaux massifs forestiers :

- Villefermoy : 2403 ha

- Gretz-Armainvilliers : 1364 ha

- Jouy : 1500 ha

- Crécy : 1084 ha

- Malvoisine : 900 ha

- Sourdun : 740 ha

- Montceaux : 679 ha

- Champagne : 500 ha

- Barbeau : 390 ha

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II) Situation Historique.

L'Histoire de la Forêt de Fontainebleau a de nombreux points communs avec celle de la France.
À l'origine elle s'appelait " Forêt de Bière ". C'était l'une des plus considérée du royaume français. Tous les souverains qui se succédèrent sur le trône de France furent séduits par la Forêt de Fontainebleau où ils pouvaient s'adonner à la chasse.



Si l'homme ne s'est jamais fixé dans cette forêt on trouve cependant à l'heure actuelle de nombreuses empreintes de son passage. Ainsi on peut voir des œuvres paléolithiques, des ruines gallo-romaines, des vestiges médiévaux, des souvenirs de " la chasse ", tradition royale de Fontainebleau, sans oublier l'École de Peinture de Barbizon au XIXème Siècle.

Autant de dates et de témoignages qui font de ces milliards de feuilles un grand livre d'histoire.
La forêt est une source de profit, déjà au XVIème des territoires exclusivement réservés pour la chasse appartenaient au Roi, à ceux-ci s'ajoutaient aux territoires séculaires réservés au Eaux et Forêts. Ces dispositions ont eu des incidences sur l'économie du bourg et donc sur le chiffre de sa population.

Le droit d'usage

La population dépendant de paroisses forestières a deux privilèges, celui qui leur permet de faire du pacage, du panage et divers ramassages et cueillettes dans la forêt et ce depuis 1271 à la suite d'un arrêt de la Cour du Roi. Mais, rapidement le pouvoir royal va considérer cela comme un privilège précaire qui devait être reconduit à chaque nouveau règne. En exemple, la reconduction de François Ier en 1526. Or, deux ans plus tard, la forêt ayant subi de graves dommages, le roi assortit ce privilège de conditions restrictives portant sur le nombre de bête admise à paître dans la forêt, le nombre de porcs est ramené de 50 à 6 par foyer et les chèvres sont bannies trop dangereuses pour les jeunes pousses.

Lors des renouvellements, ne pourront être confirmées dans leur droit que ceux dont les maisons ont été bâties en 1528 ou reconstruites sur des emplacements déjà existants à cette époque.

L'allègement des impôts

C'est le deuxième privilège accordé par François Ier en 1522 en effet les dégâts causés par la chasse à cour assimilable à ceux d'une guerre ou de la peste. Il le confirma en 1531. Mais c'est un privilège précaire car il exige d'être reconduit et il ne l'est que dans les limites de trois à dix ans.

En 1564, le Trésorier Général des Finances , impose aux habitants privilégiés le " taillon " qui s'élevait à 800 livres à la fin du XVIème siècle et qui fut ramené à 100 livres le 3 février 1611.

L'abonnement, un régime fiscal de faveur

Et, si en 1630 l'affranchissement de la taille est confirmé pour neuf années celle du taillon croît. Les habitants réclament au Roi qui va leur offrir un genre de forfait qui en 1643 atteint 200 livres. Cet abonnement sera confirmé par Louis XIV en 1651. En 1781 l'abonnement est porté à 400 livres.

Cet abonnement attire les habitants des villages avoisinants ce qui va entraîner des mesures dissuasives réclamant des sommes exceptionnelles aux habitants installés depuis moins de 10 ans. Néanmoins malgré d'autres mesures comme la vérification des titres des maisons usagères le marquages des bestiaux et le calibrage des bois enlevés l'affluence continua et les abus avec. Parmi les abus nous pouvons citer le fait d'amener des chèvres au pacage dans des endroits interdits ou encore prendre plus de bois que nécessaire pour la consommation individuelle. Et pour terminer nous pouvons aussi citer le fait de couper et de vendre du bois vert au préjudice des adjudicataires. Tout ceci mis à sac la forêt malgré les amendes encourues.


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III) Essences.

 

On peut trouver dans la Forêt de Fontainebleau divers essences, parmi lesquelles dominent le Chêne (44%), le Pin Sylvestre (41%), le Hêtre (10%) et le Bouleau. Sur les plateaux, se trouvent les plus belles futaies de hêtres et de chênes. Les plaines à sols profonds abritent des arbres de 200 à 400 ans, par exemple le chêne de " Jupiter " âgé de plus de 450 ans. Celui-ci mesure 35 mètres de hauteur et 9 mètres de circonférence.
En plus des essences citées nous pouvons dénombrer environ 5600 espèces végétales dont 1300 plantes à fleurs.

 

QUELQUES EXEMPLES DES ESSENCES:

Les arbres et arbustes:
Chêne, hêtre, bouleau, alisier, sorbier, charme, châtaignier, érable, aulne, pin sylvestre, pin Larici corse, douglas, sapin, séquoias, cèdre de l'atlas, cyprès chauve, genévrier, houx

Alisier ou Allouchier :
Arbre de la famille des Rosacées, sous-famille des Malacées
(Alisier, Aubépine, Cognassier, Néflier, Poirier, Pommier, Sorbier).
Cette famille se caractérise par des fruits charnus, à peau et à "mouche" (reste du calice de la fleur), contenant des pépins (qui sont les graines).
Origine : Europe.
Habitat : il tolère les sols calcaires, voire rocailleux, et apprécie la chaleur.
Durée de vie : 250 ans.
Taille maximale : 15 m.
Écorce fissurée brun foncé avec écailles plus claires.
Feuillage caduc. Feuilles (15 cm) alternes, vert clair, dentées, coupées à la base, pétiolées.
Fruit rouge à brun, suivant les espèces, en grappes, couvert de petites verrues.
Autres espèces :
Alisier torminal : qui se distingue de l'Alisier blanc par ses feuilles au bord denté et plus ou moins incisé,
Alisier de Fontainebleau, hybride naturel de l'Alisier Blanc et de l'A. Torminal, fréquent dans la région de Fontainebleau ; ses feuilles sont dentées et moins incisées que le précédent ; elles foncent dans le courant de l'été, mais le dessous reste clair,
Il n'y a pas d'espèce native de l'Amérique.
Alisier de Fontainebleau


L'alisier torminal ( Sorbus torminalis )
Dans notre hit-parade personnel, il est difficile de départager le cormier de son "cousin", l'alisier torminal. Ces arbres concilient la grande valeur économique, pour les beaux sujets, avec une esthétique rare et offrant chaque saison un élément nouveau.
La plus belle époque pour l'alisier torminal est sans doute celle de la fin de l'été quand son feuillage s'embrase, son tronc brille au soleil qui éclaire ses fruits appréciés des oiseaux mais aussi de certains bipédes.
L'alisier torminal produit un bois dont la résistance et l'aspect sont très appréciés en décoration.
Comment reconnaitre un alisier torminal dans la forêt ?
Cet arbre est rare, plus courant dans le quart Nord-Est de la France, en particulier sur les sols calcaires. Il n'y a pas d'aliseraies comme il y a des hétraies. Il cohabite avec les grandes essences feuillues, parfois aussi avec des pins noirs. Sur le domaine du FGF il est plus fréquent que le cormier en nombre, cependant les grands sujets sont rares, pour l'instant. Son bois est très apprécié par les chevreuils lorsqu'il est jeune. Des protections sont nécessaires pour lui permettre de dépasser la période critique.
Son tronc varie peu avec l'âge.
Il est gris assez clair. Lorsqu'il est jeune il a un aspect relativement lisse. En vieillissant, il va se déchirer voire se fissurer.
En été, des éléments déterminants nous aident :
- les feuilles sont simples.
- et au fur et à mesure les fruits ( alises torminales )

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IV) Climat.

 

Le massif forestier de Fontainebleau possède un climat bien différent du climat parisien auquel il appartient.

Hivers : rigoureux avec des gelées tardives mais fréquentes dont la température peu descendre jusqu'à -30°. Ce qui a déja causé la destruction de 500000 stères de bois pendant l'hivers 1879-1880.

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