Anne Armand
Les enjeux des dispositifs d’éducation prioritaire
Inspectrice générale en charge de la mission éducation prioritaire.
Auteur d’un rapport sur l’animation des RAR, fruit d’un travail portant sur l’ensemble du territoire, Anne Armand analysera plus spécifiquement les articulations entre "égalité de réussite scolaire, égalité de parcours scolaire, égalité de traitement scolaire", ainsi que les questions de la mesure de la performance.
Sa conférence sera suivie d’un débat, afin d’éclairer les enjeux de la réalité cristolienne.
Bénédicte Robert
Les politiques d’éducation prioritaire : réussite ou échec ?
Chercheuse associée à l’OSC-CNRS
Dans Les politiques d’éducation prioritaire, les défis de la réforme qui avait pour point de départ sa thèse, et a bénéficié de son expérience dans l’académie de Créteil, Bénédicte Robert soulignait dès l’introduction :
« En France et dans d’autres pays, les politiques d’éducation prioritaire s’affirment comme des politiques volontaristes de correction des inégalités sociales (…) mais la centralité du concept d’égalité des chances dans les politiques d’éducation n’est cependant pas sans ambiguïté », p.1,
puis :
« La caractérisation de la politique d’éducation prioritaire comme politique de discrimination positive a été consacrée par le Conseil d’État (1998)[…formulation qui] désigne une démarche qui ne vise pas l’égalité formelle mais l’égalité des résultats; au nom de cet objectif, les moyens employés peuvent ne pas respecter le principe de l’égalité de traitement des citoyens, et au nom d’une justice corrective on décide de donner plus à ceux qui ont moins », p.6.
Analysant les systèmes éducatifs français et étatsunien, Bénédicte Robert, souligne, au terme de son enquête :
« Le système éducatif français est historiquement résistant à l’influence extérieure, et notamment à l’évaluation, car l’école ne peut être comptable vis-à-vis d’une société qu’elle doit amener à des valeurs plus hautes, d’individus qu’elle doit sauver d’eux-mêmes (Meuret, 2007). Ce faisant, la trajectoire des politiques d’éducation prioritaire française et américaine est très différente. La fermeture du système éducatif français constitue un frein à la mise en œuvre d’un changement aussi radical qu’une régulation par les résultats, nécessitant la recherche d’un consensus à l’extérieur des acteurs du système éducatif », p.125.
Annick Davisse
Échecs des filles et échecs des garçons : analyses croisées en Lettres et en EPS
Inspectrice d’Éducation physique et sportive
Yazid Sabeg
Commissaire à la diversité et à l’égalité des chances.
Marie Duru-Bellat
Le mérite contre la justice ?
« À la fois pour délivrer ces nouvelles compétences et pour organiser un espace de détection des aptitudes, l’école apparaît comme l’institution idéale. Parce qu’elle dispense un savoir respecté et utile d’abord. Mais aussi parce que, dans son fonctionnement quotidien, elle constitue le premier contexte institutionnel où les individus rencontrent des principes de différenciation, de hiérarchisation, de sélection. Les valeurs du mérite, de récompenses proportionnelles à l’effort fourni, y sont centrales (…). Dans ce cas, l’institution scolaire parvient à promouvoir la fiction selon laquelle chacun est le produit de ses œuvres et de sa volonté par le moyen du travail investi dans l’école. », p.36/37, Le mérite contre la justice.
« Tous ces constats sèment le trouble : on est face à de fortes inégalités de carrières scolaires, dont l’école elle-même semble responsable (…) Mais de là à remettre en cause le principe de l’égalité des chances… », p.70,
et :
« De manière routinisée, l’institution scolaire est mise en première ligne quand l’objectif d’égalité des chances est réaffirmé. Mais alors que la notion d’égalité des chances fait l’objet d’un consensus convenu dans le milieu scolaire, ce consensus ne tient que parce qu’on ne précise guère la nature des biens auxquels on souhaite garantir l’égal accès. Veut-on donner les chances égales de maîtriser parfaitement, et donc également, les savoirs de base jugés indispensables pour mener une vie « normale » ? Veut-on plutôt leur donner une chances égale de développer leurs talents et leurs goûts quels qu’ils soient, dans leur diversité, selon la thématique de l’égalité dans la différence ? Ou bien veut-on avant tout, en admettant au contraire l’émergence d’inégalités, que les plus brillants puissent accéder aux formes les plus élevées de l’excellence scolaire ou aux meilleures places quel que soit le milieu social d’origine ? », p.113, Le mérite contre la justice.
Table ronde
Michèle Babillot,
Pourquoi et comment aborder l’égalité filles/garçons, à l’école maternelle et à l’école élémentaire ?
et Gaël Pasquier,
S’appuyer sur les textes officiels pour penser l’égalité des sexes et des sexualités à l’école
Cycles de conférences 2012-2013
Cycles de conférences 2011-2012
Cycles de conférences 2010-2011
Cycles de conférences 2009-2010