Marcel Gauchet
Directeur d'études au Centre de Recherches Politiques Raymond Aron de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, et rédacteur en chef de la revue Le débat.
L’autorité condition de l’éducation
Marcel Gauchet, Dominique Ottavi, Marie-Claude Blais,
Pour une philosophie politique de l’éducation , p. 7 :
« La difficulté d'être de nos systèmes d’enseignement n’est plus à dire. Au-delà de nos institutions, d'ailleurs, elle touche l'entreprise éducative en général à la racine. Cette difficulté est avant tout intellectuelle. Ce n’est pas tant que nous sommes en peine d'appliquer des principes eux-mêmes bien établis. C’est que nous savons mal quoi faire et comment. Les objectifs sont brouillés, les désaccords sur la manière de les atteindre sont profonds, même si le consensus sur les valeurs n'a jamais été aussi grand-ce qui n’est pas l'aspect le moins remarquable de la situation. Nous n'en sommes plus à l'affrontement de l’école de la République et de l’école de l'Eglise. Tous ou presque se retrouvent dans l'idéal d’une éducation démocratique. Mais c’est sur les voies et les moyens de celle-ci que l'incertitude règne. »
Marcel Gauchet, Dominique Ottavi, Marie-Claude Blais,
Pour une philosophie politique de l’éducation , p. 44 :
« Il y a toujours autorité. Il y a de l’éducation parce qu'il y a de l’autorité. Et il y a autorité, d'abord, parce que la société est forcément intéressée à ce qui se passe dans le processus éducatif. C’est elle qui dispense, par exemple, la norme sociale de l'indépendance individuelle. C’est une autorité sociale supérieure, même si diffuse, qui invalide l’autorité du maître ou du professeur aux yeux de leurs élèves, qui la leur dénonce comme dérisoire. Il y a autorité, ensuite, encore plus profondément, parce qu'il y va dans le processus éducatif de la mise en rapport avec ce qui par excellence s'impose à vous sans que vous l'ayez choisi, la culture où vous avez à entrer, qui vous précède, vous enveloppe et vous domine de toutes parts. Elle a autorité parce qu'elle vous signifie que vous ne serez rien si vous ne vous en rendez pas le contemporain. L'enseignant, en sa pauvre autorité, n’est jamais qu'un représentant de cette autorité sans visage, mais ô combien prégnante. Il est en position de médiateur vis-à-vis d'elle. »
Nicole Maestracci
Présidente de la Fédération nationale des Associations d'Accueil et de Réinsertion sociale, Juge pour Enfants, Présidente du Tribunal de Melun.
L’autorité et les adolescents : le rôle de la loi et des institutions
Alain Seksig et Éric Ferrand
Laïcité et autorité: l’école de la république
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| Alain Seksig : Instituteur, puis IEN de Seine Saint-Denis, membre du comité de rédaction de la revue Hommes et Migrations; en 2002, instigateur du Comité national de réflexion et de propositions sur la Laïcité. | Éric Ferrand : ancien adjoint au Maire de Paris, responsable de la Vie Scolaire, auteur de "Quelle école pour la République?", L'Harmattan, 2007. |
Entretien d'Alain Seksig, au Salon de l’Éducation de 2004 :
« Les ressources de la laïcité tiennent à la définition même de la laîcité. C’est un principe de concorde qui veut que, dans un même espace, que ce soit une société ou une école, on a affaire à des personnes qui croient en un dieu, en un autre, en plusieurs dieux ou qui ne croient en rien, et, tous, ont à vivre ensemble. Et c’est ce vivre ensemble qui commande qu'on mette en avant ce qui nous rassemble et qu'on mette de côté ce qui nous différencie », source : www.licra.org
Quelle école pour la République ?, d'Éric Ferrand, L'Harmattan, 2007 :
« École, intégration, laïcité, ces trois pilliers du modèle républicain sont indissociables. L’école est un outil de l'intégration et la laïcité une méthode pour réaliser cette intégration », p. 103
« […] la laïcité est déjà contenue dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789. Des hommes peuvent par nature se gouverner eux-mêmes, en dehors des dogmes et des Églises. », p. 106
« La laïcité représente la règle d'or de toute l'entreprise républicaine. Inspirée de la philosophie des lumières et au cœur de la Révolution opérée en 1789, la laïcité qui postule la liberté de l'individu offre la possibilité de la raison, de l'intelligence, de l'humanisme, de la justice et de la paix; une revendication de l'idéal, ici et maintenant. », p. 115.
Frédéric Gros
Professeur de philosophie à l’université Paris 12.
Crise et mystère de l’autorité : ARENDT, RICŒUR, FOUCAULT
Pierre-Gérard Verny
Chef de chœur et formateur de l’IUFM de Créteil.
Diriger une chorale : entre musicalité et autorité
Cycles de conférences 2012-2013
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