Ce numéro spécial des Voix du Wallon fait partie du projet "Souvenirs Polysémia".

Portrait de classe

1 Les pays.

Algérie.

     Il a cherché à colmater un trou dans sa vie et à changer sa vision des choses. La quête de son identité et de son origine laissait bien des questions posées. Il lui fallait, d'après son expérience personnelle, interroger les "anciens" de sa famille, en ce sens qu'ils tenaient certaines réponses. Comment était ce pays? Comment y vivait-on? Ayant acquis une certaine "connaissance" de son pays, il lui fallut aller y séjourner. Le retour en France fut étrange, mais, face aux questions de ses amis sur ses origines, il avait des réponses, il avait une identité.

algérie.

     L’Algérie : elle aimait ce pays si magnifique, plein de richesses et de beautés, mais elle méprisait toute cette haine qui y régnait. C'était le pays de ses origines. Elle aurait aimé y aller souvent, si elle l'avait pu, si toutes ces horreurs n'avaient pas existé, si tout ce désastre avait pu disparaître. Et tous ces gens tués, égorgés pour rien! Si toutes ces jeunes filles violées, tous ces attentats, toute cette terreur n'avaient pas existé, elle y serait allée chaque année.

Amériques.

     Un adolescent de treize ans était très attiré par l'Amérique du Sud. Il voulait absolument s'y rendre, car il imaginait avec délice les paysages de ces pays. Mais il voulait également visiter l'Amérique du Nord, en raison des gratte-ciel et des jeux vidéo de Las Vegas. Il s'étirait sur sa table de classe et rêvait d'un fantastique voyage en Amérique. Il était dans son petit monde à part, n'écoutant pas ce qui se passait à l'extérieur. Mais après quelques minutes, il quittait son monde, se rendant compte que ce voyage était à tout jamais un rêve, mais un rêve qui pouvait devenir plus tard une réalité.

ANGLETERRE.

     Elle réformait l'avis de ses amies, qui lui disaient toujours que l'Angleterre était un pays sans intérêt, qu'il y pleuvait tout le temps et qu'il y faisait froid. Ce qu'elle prétendait ne la décourageait pas. Au contraire, elle n'en appréciait que davantage le style de vie de cette grande île, avec sa musique, genre les Beatles ou autres groupes, ou la manière de s'habiller, que ce soit à la mode classique ou moderne. Elle trouvait que les Anglais sont tout le contraire des Français. La nourriture, par exemple, est très différente, même si elle paraît bizarre au premier abord. Elle retenait aussi le fait qu'à l'école, les élèves ont tous des ensembles identiques. Ainsi, tout le monde est dans le même sac. Pas de différence d'argent. Elle aurait bien aimé y habiter ou y passer ses vacances le plus souvent possible.

AUSTRALIE.

     Ce jeune homme avait une véritable adoration pour l'Australie, mais il était mauvais en anglais. Il devait donc se réformer dans cette langue pour bien la parler, s'il voulait y aller. Il trouvait que ce pays était un lieu de paix et de tranquillité. Il y avait sans doute autre chose qui le fascinait dans ce pays si convivial, mais il n'arrivait pas à décrire son adoration. En fait, l'Australie lui paraissait chaleureuse et joyeuse, et c'est ce qu'il aimait le mieux en elle, car lui-même avait cette chaleur de vivre intense qui le mettait en joie toute une journée.

BENIN.

     Il redonnait vie à son enthousiasme, quand il décrivait le Bénin, car il en était originaire. C'est un pays d'Afrique occidentale, parallèle au Togo à l'ouest, limité à l'est par le Nigéria, au nord par le Niger et le Burkina, au sud par le golfe du Bénin (Océan Atlantique). Il aimait beaucoup ce pays, car il y était né et la majorité de sa famille y vivait. Il parlait des bons moments qu'il y avait passés, en famille ou à la plage, et parlait aussi de la beauté du climat. Parmi les personnes avec lesquelles il avait discuté du Bénin, beaucoup voulaient y aller.

ÉGYPTE.

     L'Égypte est le pays où elle aimerait aller, en raison de sa beauté, de ses richesses et de la longue histoire qu'il a laissée derrière lui. Elle ira certainement y passer des vacances un jour, afin de faire une longue promenade sur le Nil. S'il y a quelque chose qu'elle admire, ce sont bien les pharaons, les tombeaux et les hiéroglyphes dont elle aimerait comprendre le sens.

Espagne.

     Elle aimait beaucoup l'Espagne. Quand elle était petite, elle y avait passé des vacances dans un appartement qui appartenait à ses grands-parents. Elle y était allée deux fois. Elle aimait cet endroit. Le matin, en s'étirant et en regardant par la fenêtre, elle pouvait voir ce beau pays. Juste en face, il y avait la mer. Il n'y avait qu'à descendre, faire quelques pas, et elle y était. Ou alors, tout simplement, il suffisait d'ouvrir la fenêtre pour la voir. Mais malheureusement, il y avait de cela quelques années, l'appartement avait été vendu. Ce n'est que beaucoup plus tard qu'elle a pu retourner en Espagne, une semaine, avec sa classe.

Espagne.

     Elle s'étirait en lisant une lettre qui venait du collège. La raison en était qu'un voyage en Espagne était organisé. Elle y participa avec sa classe.
     En Espagne, il fait très beau. Elle y est allée pendant une semaine et c'était malheureusement trop court. Elle a vu Barcelone, près de la mer Méditerranée. Là-bas, quand il pleut, c'est pour toute la journée et ça ne s'arrête pas.
     Elle aimerait beaucoup y retourner.

Espagne.

     Elle y était allée une fois, et si elle avait eu la chance d'y retourner, elle y serait allée encore. Elle en aimait beaucoup le climat, qui la changeait de celui de la région parisienne. Quand elle y a été la première. Elle fois, elle n'a pas fait grand-chose et elle n'y est pas restée longtemps aurait voulu y retourner plus longtemps pour en connaître plus de choses. Elle aurait aimé y avoir une maison pour y passer ses vacances. Passer ses vacances en Espagne, c'était son rêve. Là-bas, elle aurait pu avoir des ami(e)s espagnol(e)s. Elle aurait voulu également, dans son rêve, faire tout le tour de l'Espagne avec sa famille.

New York / ALGÉRIE.

     Il a cherché à colmater un trou dans sa vie et à changer sa vision des choses. La quête de son identité et de son origine laissait bien des questions posées. Il lui fallait, d'après son expérience personnelle, interroger les "anciens" de sa famille, en ce sens qu'ils détenaient certaines réponses. Comment était ce pays? Comment y vivait-on? Ayant acquis une certaine "connaissance" de son pays, il lui fallu aller y séjourner. Le retour en France fut étrange, mais, face aux questions de ses amis sur ses origines, il avait des réponses, il avait une identité.

Algérie.

     L’Algérie : elle aimait ce pays si magnifique, plein de richesses et de beautés, mais elle méprisait toute cette haine qui y régnait. C'était le pays de ses origines. Elle aurait aimé y aller souvent, si elle l'avait pu, si toutes ces horreurs n'avaient pas existé, si tout ce désastre avait pu disparaître. Et tous ces gens tués, égorgés pour rien! Si toutes ces jeunes filles violées, tous ces attentats, toute cette terreur n'avaient pas existé, elle y serait allée chaque année.

Amériques

     Un adolescent de treize ans était très attiré par l'Amérique du Sud. Il voulait absolument s'y rendre, car il imaginait avec délice les paysages de ces pays. Mais il voulait également visiter l'Amérique du Nord, en raison des gratte-ciel et des jeux vidéo de Las Vegas. Il s'étirait sur sa table de classe et rêvait d'un fantastique voyage en Amérique. Il était dans son petit monde à part, n'écoutant pas ce qui se passait à l'extérieur. Mais après quelques minutes, il quittait son monde, se rendant compte que ce voyage était à tout jamais un rêve, mais un rêve qui pouvait devenir plus tard une réalité.

ANGLETERRE.

     Elle réformait l'avis de ses amies, qui lui disaient toujours que l'Angleterre était un pays sans intérêt, qu'il y pleuvait tout le temps et qu'il y faisait froid. Ce qu'elle prétendait ne la décourageait pas. Au contraire, elle n'en appréciait que davantage le style de vie de cette grande île, avec sa musique, genre les Beatles ou autres groupes, ou la manière de s'habiller, que ce soit à la mode classique ou moderne. Elle trouvait que les Anglais sont tout le contraire des Français. La nourriture, par exemple, est très différente, même si elle paraît bizarre au premier abord. Elle retenait aussi le fait qu'à l'école, les élèves ont tous des ensembles identiques. Ainsi, tout le monde est dans le même sac. Pas de différence d'argent. Elle aurait bien aimé y habiter ou y passer ses vacances le plus souvent possible.

AUSTRALIE.

     Ce jeune homme avait une véritable adoration pour l'Australie, mais il était mauvais en anglais. Il devait donc se réformer dans cette langue pour bien la parler, s'il voulait y aller. Il trouvait que ce pays était un lieu de paix et de tranquillité. Il y avait sans doute autre chose qui le fascinait dans ce pays si convivial, mais il n'arrivait pas à décrire son adoration. En fait, l'Australie lui paraissait chaleureuse et joyeuse, et c'est ce qu'il aimait le mieux en elle, car lui-même avait cette chaleur de vivre intense qui le mettait en joie toute une journée.

BENIN.

     Il redonnait vie à son enthousiasme, quand il décrivait le Bénin, car il en était originaire. C'est un pays d'Afrique occidentale, parallèle au Togo à l'ouest, limité à l'est par le Nigeria, au nord par le Niger et le Burkina, au sud par le golfe du Bénin (Océan Atlantique). Il aimait beaucoup ce pays, car il y était né et la majorité de sa famille y vivait. Il parlait des bons moments qu'il y avait passés, en famille ou à la plage, et parlait aussi de la beauté du climat. Parmi les personnes avec lesquelles il avait discuté du Bénin, beaucoup voulaient y aller.

ÉGYPTE

     L'Egypte est un pays où elle aimerait aller, en raison de sa beauté, de ses richesses et de la longue histoire qu'il a laissée derrière lui. Elle ira certainement y passer des vacances un jour, afin de faire une longue promenade sur le Nil. S'il y a quelque chose qu'elle admire, ce sont bien les pharaons, les tombeaux et les hiéroglyphes dont elle aimerait comprendre le sens.

ESPAGNE

     Elle aimait beaucoup l'Espagne. Quand elle était petite, elle y avait passé des vacances dans un appartement qui appartenait à ses grands-parents. Elle y était allée deux fois. Elle aimait cet endroit. Le matin, en s'étirant et en regardant par la fenêtre, elle pouvait voir ce beau pays. Juste en face, il y avait la mer. Il n'y avait qu'à descendre, faire quelques pas, et elle y était. Ou alors, tout simplement, il suffisait d'ouvrir la fenêtre pour la voir. Mais malheureusement, il y avait de cela quelques années, l'appartement avait été vendu. Ce n'est que beaucoup plus tard qu'elle a pu retourner en Espagne, une semaine, avec sa classe.

ESPAGNE

     Elle s'étirait en lisant une lettre qui venait du collège. La raison en était qu'un voyage en Espagne était organisé. Elle y participa avec sa classe.
     En Espagne, il fait très beau. Elle y est allée pendant une semaine et c'était malheureusement trop court. Elle a vu Barcelone, près de la mer Méditerranée. Là-bas, quand il pleut, c'est pour toute la journée et ça ne s'arrête pas.
     Elle aimerait beaucoup y retourner.

ESPAGNE

     Elle y était allée une fois, et si elle avait eu la chance d'y retourner, elle y serait allée encore. Elle en aimait beaucoup le climat, qui la changeait de celui de la région parisienne. Quand elle y a été la première fois, elle n'a pas fait grand-chose et elle n'y est pas restée longtemps. Elle aurait voulu y retourner plus longtemps pour en connaître plus de choses. Elle aurait aimé y avoir une maison pour y passer ses vacances. Passer ses vacances en Espagne, c'était son rêve. Là-bas, elle aurait pu avoir des ami(e)s espagnol(e)s. Elle aurait voulu également, dans son rêve, faire tout le tour de l'Espagne avec sa famille.

ÉTATS-UNIS

     Elle aurait aimé aller aux états-Unis pour acquérir une nouvelle expérience des pays étrangers. Depuis quelques années, ce pays la faisait rêver en raison de ses grandes villas, comme Washington, Boston ou New York. Elle aurait aimé se promener dans les plus grandes avenues des états-Unis. Elle aurait aimé parcourir tous les états de ce pays gigantesque et surtout voir le soleil se coucher sur l'Océan Pacifique. Une pareille expérience aurait été magnifique, mais ce n'était qu'un rêve. Pourtant, comme le disait sa mère, les rêves pouvaient se réaliser. On ne savait jamais. Tout pouvait arriver dans la vie.

ÉTATS-UNIS

     Elle défendait le pays de ses rêves contre ceux qui osaient critiquer les états-unis. Aller y passer des vacances et peut-être même toute sa vie restait pour elle un projet qu'elle envisageait. Ce qui lui plaisait, c'était le mode de vie des Américains: ils n'ont jamais d'heure et sont toujours décontractés.

ÉTATS-UNIS

     Son pays préféré était les États-Unis. Pourquoi? Parce qu'il aimait rêver, et les États-Unis étaient un pays de rêve. C'est ce qu'il remarquait au cinéma. Se faire naturaliser américain aurait été mieux pour lui, mais il devait suivre la voie de ses parents, qui étaient Français. Il aimait aussi les États-Unis, parce qu'il y avait de la famille. Chaque jour, il partait avec son cousin et se promenait dans la ville de New York, où il rencontrait d'autres amis. Il aimait la cuisine américaine, car elle était très bonne, et il en voulait encore, surtout au petit déjeuner. Mais le plus important, c'était qu'elle le faisait grossir, car il n'était pas gros. De retour chez lui, il était très malheureux, et pressé que les trois prochaines années passent très vite.

L'ÎLE TROPICALE.

    Île tropicale, dégagée du reste du monde, si loin de la ville, si calme, si loin de la pollution des pots d'échappements et des usines... Chaleur chaude et étouffante qui se dégageait de cette île. Couleurs magnifiques et clarté de l'eau où l'on pouvait voir des centaines de poissons tropicaux qui se reflétaient aux rayons du soleil. Sites sous-marins merveilleux où il était conseillé de plonger. Grimper dans les palmiers pour aller chercher des fruits exotiques, puis les déguster sur le sable doux tout en regardant autour de soi le paysage. C'était un vrai bonheur. La chose, pour lui, c'était qu'un endroit comme celui-là pouvait s'appeler le Paradis.

ISRAËL.

     Israël est un très beau pays à visiter entièrement, avec ses monuments les plus importants. Il aime ce pays en partie à cause de sa religion. De nombreux membres de sa famille sont dispersés dans tout Israël, de Nétanya à Jérusalem en passant par Tibériade et Rishon le Zion. Malgré toutes les informations données par la télévision, les Israéliens vivent naturellement, comme dans n'importe quel autre pays du monde.

MAROC.

    Elle défendra toujours ce pays, car pour elle il compte beaucoup. Là-bas, il y a ses grands-parents et toute sa famille, sauf ses parents qui sont avec elle. Elle y passe toutes ses vacances d'été. Cela lui plaît bien, car elle trouve ce pays fantastique. Il a des paysages et des monuments magnifiques. Durant l'été, le soleil y est chaud et il fait bon s'y baigner. Peut-être qu'elle y vivra un jour. Elle pense que ce serait bien, car ce pays veut tout dire pour elle: beauté, paix, gloire. Elle pense qu'il est fait pour elle.

New York

     Il a cherché à New York. Elle aurait aimé se promener dans les plus grandes avenues des états-Unis. Elle aurait aimé parcourir tous les états de ce pays gigantesque et surtout voir le soleil se coucher sur l'Océan Pacifique. Une pareille expérience aurait été magnifique, mais ce n'était qu'un rêve. Pourtant, comme le disait sa mère, les rêves pouvaient se réaliser. On ne savait jamais. Tout pouvait arriver dans la vie.

LE PAYS INCONNU.

     "Qu'est-ce qu'il est beau ce pays!", dit-il sans arrêt. Il n'y est jamais allé, mais on pourrait croire que si. Il y a toujours du soleil. C'est un pays sans violence et on s'y amuse tout le temps sur les plages au sable doux. Pour lui, c'est un paradis. Parfois, quand il se lance dans ses pensées, il est irrécupérable. Impossible alors de le faire redescendre sur terre.

PORTUGAL

     Elle défendait avec acharnement le Portugal, surtout quand les personnes qui le critiquaient n'y étaient jamais allées. Elle y habitait dans un village près de Lisbonne, comme toute sa famille du côté de sa mère. Mais pendant deux ou trois jours, elle allait chez ses grands-parents paternels, qui vivaient dans un autre village. Là-bas, ce qu'il y avait de bien, c'est que tout le monde se connaissait et que ses parents avaient donc plus confiance en elle et lui laissaient un peu plus de liberté

PORTUGAL

     Elle disait, quand elle revenait de vacances, qu'elle avait rencontré d'autres personnes de sa famille. Bien sûr, parfois, il fallait chercher très loin dans ses racines. Mais quand elle y pensait, elle trouvait amusant de savoir que presque deux villages entiers avaient un lien, de près ou de loin, avec sa propre famille.
     Elle défendait avec acharnement le Portugal, surtout quand les personnes qui le critiquaient n'y étaient jamais allées. Elle y habitait dans un village près de Lisbonne, comme toute sa famille du côté de sa mère. Mais pendant deux ou trois jours, elle allait chez ses grands-parents paternels, qui vivaient dans un autre village. Là-bas, ce qu'il y avait de bien, c'est que tout le monde se connaissait et que ses parents avaient donc plus confiance en elle et lui laissaient un peu plus de liberté.

PORTUGAL

     Il défend et il aime sa patrie avec fierté. Il est né là-bas, au Portugal, et il y a vécu pendant huit ans. Là-bas, il connaissait les joies de la campagne, et il avait aussi la chance d'aller à l'école sans devoir aller travailler après. Il se dit parfois que l'école, c'est sans intérêt, mais quand il y pense sérieusement, il aime l'école, car c'est une chance de pouvoir étudier. C'est en France qu'il l'a gâchée, car depuis qu'il est ici, il a la belle vie et commence à se dégoûter de l'école, alors que là-bas, il n'aurait jamais pensé ça de l'école.
     Mais là-bas, il y a aussi les plages, ou la plage, à à peu près à deux heures de chez lui. C'est loin, mais ça en vaut la peine. Y arriver et voir cette mer superbe s'étaler sur le sable fin! Et puis, il y a les filles qui s'y promènent en bikini. Franchement, m'a-t-il dit, il préfère les filles de Lisbonne à celles d'ici: elles ont plus de caractère et certaines sont plus jolies, beaucoup plus jolies.

PORTUGAL

     Il se redonnait bonne humeur et gaieté, tous les ans, quand il se rendait au Portugal, le pays où ses parents étaient nés et où il retrouvait sa famille. Ce pays, d'un climat assez varié, lui plaisait énormément à cause de ses paysages différents selon les régions.      Il aimait ce pays pour ses musées, parmi lesquels O Museo de la Marina, situé à Lisbonne. Quand il allait se baigner dans l'eau chaude de l'océan, il y découvrait le calme, l'absence de vagues et l'eau couleur de ciel. Il appréciait également l'architecture complètement différente de celle qu'on trouve en France, les mosaïques qui recouvrent les murs intérieurs comme les murs extérieurs, les façades souvent de couleur blanche...
     De toute façon, quand il allait dans ce pays qu'il aimait tant, c'était pour voir sa famille. Il aimait ce pays et l'aimerait éternellement.

République Centrafricaine.

     Il rêvait qu'il colmatait son bateau pour naviguer sur l'océan Atlantique et aller en Afrique, et plus précisément en République Centrafricaine. Il désirait y aller, car, là-bas, le climat est très bon et il y a de nombreux animaux et végétaux qu'on ne voit nulle part ailleurs. Mais surtout il avait là-bas de la famille qu'il n'avait jamais vue et qu'il aurait aimé connaître.

TUNISIE.

     Cette année, en Tunisie, elle colmatait avec son père de petites fissures dans leur villa. Puis, les autres jours, elle se promena avec ses cousines et cela lui faisait mal au cœur de voir tous ces enfants qui souffraient de malnutrition ou du manque d'emploi de leurs parents. Elle les voyait en train de mendier dans un petit coin de rue, habillés de haillons. Elle aurait aimé les aider, mais comment faire?

TUNISIE.

     Son pays s'étirait à perte de vue sur une superficie de 155 830 km2, pour une population de 6 675 000 habitants. Il était bordé à l'est et au nord par la mer Méditerranée, et par l'Algérie et la Lybie au sud-est et au sud-ouest. Il a été plusieurs fois envahi par de nombreuses civilisations, d'où ses sites touristiques exceptionnels. Tel était son pays, la Tunisie. Il y habitait un petit village à proximité de Bizerte, l'une des plus grandes villes du pays.
     Il considère la Tunisie comme l'un des pays les plus beaux du monde, même s'il n'avait pas encore eu l'occasion d'en visiter beaucoup d'autres.

(EX-)YOUGOSLAVIE.

     Au lever du jour, il surgissait de la maison et restait un moment sous la véranda à regarder le ciel bleu, puis il allait étirer le linge, comme il l'avait promis à sa mère. Dans la chaleur bourdonnante d'une matinée d'été, il cherchait distraitement tout autour de la maison quelque chose à faire. Il ne trouva rien. Il prit la route de la mer et suivit d'un pas martial le chemin bordé d'arbres, entouré de montagnes. Arrivé à la plage, il étala sa serviette de bains sur le sable chaud à côté de celle de ses amis et courut directement dans l'eau, où il les rencontra. Vers quinze heures, il reprit la route de la maison. L'été colorait l'après-midi de vert et d'or. Sous les branches étalées des chênes, poussaient des plantes longues et pâles. Les buissons de sauges faisaient scintiller leurs jeunes feuilles argentées et les chênes portaient des capuchons d'un vert doré. Sur les montagnes flottait une odeur si verte que les chevaux galopaient follement dans la plaine, puis s'arrêtaient brusquement. Et même les vieux moutons sautaient en l'air, retombaient sur leurs pattes raides et se remettaient à brouter.
     Mais quel est ce magnifique pays, situé en Europe centrale, avec ses paysages pittoresques et montagneux et qui longe la mer Adriatique?
     C'est l'ex-Yougoslavie, qui compte aujourd'hui dix-sept millions d'habitants.

 

2 Les régions.

BOURGOGNE.

     Si la Bourgogne avait eu un problème, elle aurait été là pour la défendre. Elle aimait cette région, car ses parents s'y étaient connus. Ils possédaient une maison magnifique dans l'Yonne. Elle avait aussi de la famille en Côte-d'Or et dans la Nièvre. Elle avait toujours aimé les réputations de la Bourgogne, comme le petit chablis ou son équipe de football. Elle se plaisait aussi à se promener le long de la rivière. Les paysages de Bourgogne étaient superbes à regarder. Elle était heureuse quand elle pouvait vivre dans cette Bourgogne si belle.

BRETAGNE.

     Elle trouve que la Bretagne est un endroit magnifique, avec son folklore, sa cuisine, son climat toujours doux, même s'il est souvent trop humide. Ses légendes et ses monuments préhistoriques sont connus dans le monde entier: dolmens, menhirs et Chevaliers de la Table Ronde.

CRÈTE

     Cet adolescent de quatorze ans a beaucoup voyagé grâce à ses parents. Il a vu notamment la Sicile, les Baléares, la Corse et l'Espagne. Mais entre tous, il préfère la Crète. C'est l'endroit où il est allé pour la première fois à l'étranger, en avion, dès l'âge de neuf ans. La Crète est une île mythique, au sud de la Grèce. Notre adolescent adore la mythologie. La Crète en est tout imprégnée, grâce à ses grottes et à ses monuments très énigmatiques. Il ne s'y était naturellement pas rendu pour une expédition, mais simplement pour passer des vacances. Ce fut comme l'exploration d'un nouveau pays qu'il n'avait jamais eu à visiter auparavant. Il y avait des cours de grec, mais cela ne l'intéressait pas: il n'avait que neuf ans. Ce qui l'intéressait, c'était d'aller voir des monuments historiques en rapport avec la mythologie.

Normandie.

     Cette région lui redonnait sa gaieté et sa joie de vivre. Elle aimait beaucoup la Normandie. Là-bas, il y avait toute sa famille, entre autres ses grands-parents, ses cousins et ses amis. Elle n'avait pas beaucoup l'occasion d'y aller. Elle y allait une ou deux fois par an, pendant les vacances. Elle y avait de nombreuses activités. Elle se promenait, faisait du vélo, allait voir la mer. Une fois qu'elle était là-bas, elle en profitait et s'amusait énormément. Pour y aller, elle prenait tantôt le train, tantôt la voiture. Pendant le voyage, elle pouvait apercevoir de magnifiques paysages.

3 Les villes.

ANNECY.

     Elle aurait aimé vivre à Annecy. Elle trouvait que c'était une ville idéale pour elle. Là-bas, il y avait un grand lac pour se baigner l'été. Et les montagnes qui l'entouraient lui auraient permis, l'hiver, de faire du ski. Mais surtout, dans cette ville, les gens n'avaient pas du tout la même mentalité qu'à Paris.

BELGRADE.

     Pendant les vacances d'été (juillet-août), il part pour Belgrade, qui est la capitale de la Serbie et sa ville natale. Mais il ne part pas seulement pour passer des vacances: il va voir aussi sa famille. Tous les après-midi, il va s'amuser au bord du Danube, où il rencontre tous ses copains et ses copines. Puis le soir, pour conclure la journée, il fait un barbecue avec tous ses amis au bord du fleuve, et il rentre chez lui, à une lieue de là. Il monte dans sa chambre, éteint la lumière et dort la fenêtre à moitié ouverte, tout en pensant à la journée du lendemain.

LA PETITE VILLE BOURGUIGNONNE.

     Cette petite ville dont il parlait souvent à ses amis lui rendait sa bonne humeur et son air joyeux. Elle se trouvait près d'Auxerre, en Bourgogne. Elle était chaleureuse et il faisait bon y vivre. Il y restait souvent pendant les deux mois des grandes vacances et elle lui donnait sa gaieté et son énergie, car on pouvait y pratiquer de nombreux sports. Il n'allait pas là-bas seulement pour reprendre de l'énergie, mais aussi pour retrouver ses amis et ses amies. Souvent, quand ils n'avaient rien à faire, ils entreprenaient tous ensemble de grandes marches à travers la ville, redécouvraient ses monuments historiques et essayaient de s'imaginer son passé, car une ancienne ville comme celle-là avait forcément un passé qu'il était intéressant de faire revivre.

PORTSMOUTH.

     Elle rendit les photos que son amie lui avait prêtées de Portsmouth, la ville d'Angleterre où elle vivait. Elle lui en avait tellement parlé dans ses lettres qu'elle avait l'impression d'y être allée elle-même et d'aimer beaucoup cette ville au point de vouloir y habiter.

LA VILLE INCONNUE.

     Cette ville lui rendait beaucoup de souvenirs et de joies de son enfance. Elle avait un bel environnement. Son air était bon, surtout dans la chaleur de l'été. Elle donnait la vie. Les animaux sauvages y vivaient nombreux.

4 Les langues.

ANGLAIS.

     Autrefois, elle avait méprisé cette langue. Mais à présent, elle l'appréciait davantage. Il y avait eu des difficultés au début: la langue ne l'inspirait guère, car elle n'arrivait pas très bien à prononcer les mots; elle les écorchait plutôt. Et pour faire une phrase, c'était encore pire! Mais grâce à ses parents et au soutien de ses camarades, elle y est arrivée. Après quelques années, l'anglais est enfin entré dans sa petite tête. Et comme le disait si bien son père, si on ne persévère pas, on n'arrive à rien.

ANGLAIS.

     Elle méprisait l'anglais avant qu'elle l'apprenne, mais depuis quatre ans, c'est cette langue qu'elle préfère. Elle veut l'approfondir, améliorer son langage quand elle la parle.
     Si, plus tard, elle devait exercer un métier haut placé, l'anglais pouvait très certainement l'aider, lui servir.

ANGLAIS.

     Grâce à l'anglais, elle ne se défend pas mal pour communiquer, quand elle part à l'étranger. Ce n'est pas une langue qu'elle aime particulièrement, mais elle trouve qu'elle a une grande utilité. C'est une langue-"clé". Elle est courante dans de nombreux pays. Si elle la parle un peu, c'est grâce aux cours qu'elle suit avec son professeur, depuis quatre ans, au collège.

ANGLAIS.

     L'anglais est une langue utilisée dans le monde entier. Elle aime cette langue qui est moins difficile que le français par sa conjugaison. Mais inversement, elle l'aime infiniment pour sa difficulté de prononciation: elle trouve que l'on fait plus attention à une langue que l'on étudie qu'à sa propre langue. Devenir professeur d'anglais est longtemps une ambition pour elle.

ARABE.

     Elle méprisait sa langue, l'arabe, parce qu'elle ne la parlait pas beaucoup. Mais un jour, son père devint exigent à cet égard. Il voulait qu'elle aille suivre des cours d'arabe, le mercredi après-midi. Cette langue est difficile quand on ne la parle pas depuis qu'on est petite. Plus tard, elle a compris combien elle lui était utile, surtout pour communiquer avec sa famille, en Tunisie. De plus, elle lui permettait de comprendre les paroles des Elle méprisait sa langue, l'arabe, parce qu'elle ne la parlait pas beaucoup. Mais un jour, son père devint exigent à cet égard. Il voulait qu'elle aille suivre des cours d'arabe, le mercredi après-midi. Cette langue est difficile quand on ne la parle pas depuis qu'on est petite. Plus tard, elle a compris combien elle lui était utile, surtout pour communiquer avec sa famille, en Tunisie. De plus, elle lui permettait de comprendre chansons tunisiennes, les paroles des composées en arabe comme celui qu'elle parlait. C'était facile, mais quant à l'arabe littéraire, c'était une autre affaire!

ARABE.

     Elle qui méprisait tant cette langue, elle décida un jour de l'apprendre. Car elle n'arrivait pas bien à communiquer avec ses parents et ses grands-parents, qui étaient d'origine marocaine et ne maîtrisaient pas encore assez le français. Alors, pour leur parler, c'était difficile! Mais maintenant qu'elle commençait à parler l'arabe, elle comprenait mieux, mais pas assez pourtant pour aller vivre au Maroc.

BRETON.

     Ses parents méprisaient les langues étrangères, car ils ne les comprenaient guère. Mais leur langue d'origine, le breton, ils la comprenaient guère. et la Ses parents méprisaient les langues étrangères, car ils ne les comprenaient parlaient. Leur fils au contraire n'avait pas eu la chance d'apprendre le breton, et c'était bien dommage pour lui, car si jamais il devait aller en Bretagne, il aurait pu discuter avec les villageois dans leur langue d'origine.

ESPAGNOL.

     La langue qu'elle voudrait mieux connaître et apprendre est l'espagnol. Elle aime cette langue, car elle la change de l'anglais. Elle est plus facile à connaître et plus facile à comprendre. Il est vrai que, lorsqu'elle est allée dans une famille espagnole pour la première fois, cela lui a fait tout drôle, car, ne parlant pas très bien l'espagnol, elle était un peu perdue. Les Espagnols parlent très vite et il est donc assez difficile de les comprendre. Mais à force de les entendre parler, elle en avait pris l'habitude. Connaître cette langue pourrait l'aider aussi dans l'avenir en lui permettant à son tour d'aider ses enfants à l'apprendre et à la comprendre mieux. Mais si elle aimait cette langue, c'était surtout qu'elle la rapprochait de ses origines.

FON.

     Il méprisait toute personne qui disait du mal du Bénin, car c'était son pays natal. Il disait qu'au Bénin, la langue officielle était le français. Cependant, chaque groupe socioculturel possédait sa langue. Cette langue variait en fonction du site géographique. Au nord du Bénin, on parlait le dendi, l'haoussa, le peul, et au sud le fon, le minan et le yarouba. Sa famille, localisée au sud, parlait le fon. Quand il était petit, il avait encore parlé cette langue, mais il en avait perdu l'usage avec sa scolarisation en France. à présent, il avait du mal à l'employer, mais il la comprenait très bien. Il aurait voulu la réapprendre pour pouvoir parler avec ceux de sa famille qui ne comprenaient pas le français. Voilà pourquoi il était très attaché à cette langue.

GREC.

     Il ne parle pas le grec et ne le comprend pas. Il l'aime comme il le déteste. Il l'aime pour son mystère et le déteste pour sa complexité. Sa tante le parle un peu, car elle va souvent en Grèce et y a beaucoup d'amies. Elle lui a déjà proposé de l'initier à cette langue, mais il a refusé, car c'est l'une des langues les plus difficiles du monde. Déjà qu'il a du mal en anglais. Donc, ce n'est pas la peine , pour lui, qu'il l'apprenne. Même si, au fond de lui, elle reste la plus belle.

hébreu.

     L'hébreu est une langue parlée dans tout Israël et dans certains "territoires occupés". Elle lui plaît, car elle est étroitement liée à sa religion. Il souhaite l'apprendre, car il veut habiter plus tard en Israël. ça lui fera en outre une langue de plus, avec l'anglais et l'espagnol. Et quand il l'aura bien apprise, il pourra la parler avec toute sa famille qui se trouve en Israël.

KABYLE

     Le kabyle, elle défendait ses origines en le parlant et en comprenant, grâce à ses parents qui le lui avaient appris depuis qu'elle était toute petite. Maintenant, elle voudrait apprendre à le lire et à l'écrire. Elle adorait Idir, un chanteur kabyle, en particulier une de ses chansons: Mimmi, ce qui voulait dire: Mon petit. Il y parlait de son fils, dont il disait qu'il connaîtrait le kabyle sur le bout de ses doigts et qu'il grandirait parmi tous ses frères. Le père souhaitait à son fils tout le bonheur du monde. Et tout ça en kabyle.

OCCITAN.

     La langue occitane défendait l'honneur de ses grands-parents. Elle était très importante pour sa mère et ses grands-parents, qui la parlaient tous les jours. Mais elle, si elle comprenait cette langue, elle ne la parlait pas.

OCCITAN.

     La langue occitane défendait l'honneur de ses grands-parents. Elle était très importante pour sa mère et ses grands-parents, qui la parlaient tous les jours. Mais elle, si elle parlait cette langue, elle ne la parlait pas.

PORTUGAIS.

Elle réformait son portugais depuis le mois d'octobre. Elle avait décidé de s'inscrire aux cours de portugais pour apprendre l'histoire du Portugal. Mais surtout elle voulait apprendre à écrire portugais. Elle écoutait fréquemment la radio portugaise et, parfois même, elle écoutait du fado, chanson populaire dont les thèmes sont le plus souvent mélancoliques, ce qui lui donnait la nostalgie de ce pays accueillant.

PORTUGAIS.

     Il défendait cette langue qu'il aimait tant, afin de ne pas l'oublier. En effet, le portugais était une langue qu'il appréciait parce que ses parents la connaissaient, et surtout parce que, s'il devait se débrouiller seul, il pourrait communiquer avec n'importe qui dans le pays. Cette langue qui, d'après lui, n'était pas compliquée, pouvait l'être si on ne la maîtrisait pas assez bien. Il la parlait, la comprenait et était heureux de la connaître, puisqu'il pourrait l'apprendre à ses enfants, dont il espérait qu'ils feraient de même. De plus, il connaissait, sans les maîtriser complètement, deux autres langues, l'anglais et l'espagnol. De toute façon, pour lui, cette langue était la plus "belle" à ses yeux, et pour rien au monde il n'aurait voulu l'oublier.

SANGO.

     Il voudrait apprendre le sango, l'une des langues de la République Centrafricaine, qui est le pays d'origine de son père, afin d'étirer ses connaissances et de pouvoir, à l'avenir, parler une langue de chaque continent. Cette langue lui plaît aussi, car elle n'est pas très difficile à apprendre, et il est un très grand paresseux! Mais il pourra ainsi parler avec son père et sa grand-mère.

SERBE.

     Le serbe est une langue slave qui peut s'écrire de deux façons différentes: soit en cyrillique (alphabet créé au IXe s. et qui sert à transcrire le russe, le bulgare, le serbe), soit en latin (alphabet utilisé pour transcrire les langues romanes et de nombreuses autres langues). La prononciation de tous les mots serbes, sauf les dérivés et composés réguliers, ne pose aucun problème, mais pour un étranger, la langue serbe reste tout de même difficile à apprendre.
     C'est la langue qu'il parle depuis qu'il est petit. Il s'en sert beaucoup, quand il retourne en ex-Yougoslavie, pour parler avec ses grands-parents et ses amis, et dans ses déplacements en ville.

 

 

5 Les grands-parents.

     Comme chaque été, un jeune garçon de quatorze ans, accompagné de sa mère, se rendait en Guadeloupe pour passer voir son grand-père et sa grand-mère. S'il était si content de les voir, c'est que ses grands-parents lui offraient beaucoup de cadeaux et surtout qu'il ne pouvait aller qu'une fois par an dans ce pays. Quelques jours après son arrivée, il demanda à son grand-père de l'emmener à la plage. Sitôt dans l'eau, il nageait, s'amusait, rigolait avec son grand-père. Ils colmataient ensemble une coque de bateau pour aller au large. Une fois la coque réparée, ils partirent pêcher pour passer du bon temps. Au retour, ils rapportaient de gros poissons de couleurs diverses. Sa grand-mère les prépara pour le soir même et tous les mangèrent avec appétit. Mais le jour du départ approchait et ce jeune garçon ne voulait vraiment pas quitter ses grands-parents, qui lui paraissaient si merveilleux...

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     Elle défendait toujours son origine grâce à ses grands-parents maternels. Ils vivaient depuis toujours en Normandie. Ils étaient très gentils avec elle et aussi avec les autres. Elle s'entendait très bien avec eux. Quand elle avait un problème, même s'il n'était pas important, elle pouvait compter sur eux. Ils rendaient de nombreux services, mais ils détestaient être au dépend des autres.
     Le seul renseignement sur eux qu'elle ne connaissait pas, c'était la profession qu'ils avaient exercée autrefois.

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     Elle lavait ses vêtements dans une rivière, en Tunisie, avec sa mère, quand elle vit sa grand-mère se rapprocher d'elles. Elle était âgée de soixante-trois ans et vivait en France, mais passait ses vacances en Tunisie. C'était sa grand-mère paternelle. Son grand-père était âgé de soixante-six ans. Il passait son temps à lire ou à regarder la télévision. Il vivait également en France et passait ses vacances en Tunisie.
     Sa grand-mère maternelle était âgée de soixante-treize ans. Elle vivait, elle, en Tunisie. Son grand-père maternel était décédé en 1978, à la naissance de sa grande sœur. Elle aurait voulu le connaître.

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     Elle savait laver ses vêtements à la main et elle apprenait aussi à tricoter. Ces activités manuelles, ce sont ses deux grands-mères qui les lui avaient apprises. Elle avait encore ses quatre grands-parents et elle conservait même des souvenirs de son arrière-grand-mère maternelle, qui, après le suicide de son mari, avait souffert de la maladie d'AElzheimer.
     Son grand-père maternel était charretier: il fabriquait ou réparait des charrettes depuis qu'il était tout jeune. Sa femme restait au foyer et s'occupait de leurs trois filles. Quant à son autre grand-père, il était éleveur et agriculteur, et son autre grand-mère restait elle aussi au foyer et s'occupait de leurs trois fils.

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     Elle s'étirait, quand tout à coup elle aperçut une photo de ses grands-parents, qu'elle adorait. Comme elle, ils étaient tous de nationalité marocaine. La communication entre elle et eux était parfois un peu difficile, mais en général on se comprenait bien. Ses grands-parents vivaient au Maroc, et elle s'y rendait pendant les grandes vacances.

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     Il colmatait les fuites sur les toits, posait les tuiles. étancheur était le métier que son grand-père maternel exerçait en France depuis plus d'une quarantaine d'années. Son grand-père paternel, lui, était tailleur de pierre. Il pratiquait ce métier en Tunisie, où il avait toujours vécu. Ses grands-mères s'étaient occupées de leurs frères et sœurs, puis de leurs enfants, et enfin de leurs petits-enfants. Les grands-parents étaient le lien entre les générations passées et futures.

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     Il connaissait assez mal ses grands-parents du côté maternel. Il les avait vus il y avait longtemps, quand il n'était encore qu'un petit enfant. Tout ce qu'il savait, c'était que son grand-père avait fait la Seconde Guerre mondiale.
     Par contre, il connaissait mieux ses grands-parents paternels. Son grand-père, pas trop, car il était handicapé et ne parlait jamais. Sa grand-mère était une femme joyeuse, gentille, qui ne perdait jamais son temps à ne rien faire. Elle était très chrétienne, et allait souvent à la messe du dimanche.

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     Il étirait de sa mémoire ses quelques souvenirs de vacances, mais surtout ceux de ses grands-parents. En effet, il les connaissait, car il les voyait tous les ans, sauf son grand-père paternel.
     Du côté maternel, sa grand-mère, âgée de soixante-sept ans, avait élevé ses huit enfants. Quant à son grand-père, il était décédé il y avait trois ans, à l'âge de soixante-sept ans. C'était l'homme le plus merveilleux du monde. Il était drôle, mais ne se souciait pas de santé, ce qui lui avait joué de mauvais tours. Il était maçon en France et envoyait ses économies de fin de mois à sa femme. Le pire, c'est qu'il était décédé une semaine après son retour au Portugal.
     Du côté paternel, il y avait sa grand-mère, une assez grande femme de soixante-seize ans. Elle aussi avait élevé ses cinq enfants. Elle souffrait de problèmes respiratoires. De plus, les médecins du Portugal ne la soignaient pas dans de bonnes conditions. Quant à son grand-père, il était décédé alors que son fils n'avait que deux ans. Il était également maçon, mais au Portugal.
     Ce qui est sûr, c'est qu'il ne les oublierait jamais, même si, parfois, il ne pensait pas assez à eux.

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     Il n'avait jamais connu ses grands-parents paternels. La mère de son père était décédée en 1963 et son mari s'était fâché avec ses enfants, qu'il n'avait jamais revus depuis 1972.
     Son grand-père maternel était né en 1904. Il avait passé sa jeunesse en Bretagne, puis s'était marié en 1928. Prisonnier des Allemands pendant cinq ans, il avait divorcé pendant cette période et s'était marié une seconde fois en 1947. Un an plus tard, il avait eu un fils, et deux années plus tard une fille. Il avait ensuite travaillé pendant trente ans chez Kodak. Deux ans avant sa mort, il boitait fortement et se déplaçait avec une canne. Il mourut en 1992.
     Quant à sa grand-mère, elle était née en 1918. Elle avait d'abord travaillé chez une couturière, puis avait fait des ménages dans différentes familles. Après le décès de son mari, elle n'avait pas voulu rester seule et avait acheté une petite chienne, un fox terrier qui s'appelait Noisette. Cette petite bête était née le jour même de la mort de son mari. à présent, elle n'était plus toute seule chez elle.

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     Il voudrait redonner vie à son grand-père maternel, qu'il n'a jamais connu, car il est mort il y a vingt et un ans. Il était ferrailleur et sa grand-mère, quant à elle, était manutentionnaire dans un laboratoire pharmaceutique. Quant à son grand-père paternel, il ne l'a pas connu non plus, car il vit en Afrique. Il était conducteur de travaux, et sa grand-mère était femme au foyer. Il ne connaît que ses grands-mères.

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     Je voudrais parler de mes grands-parents maternels, bien qu'il ne me reste que ma grand-mère. Je les adore tous les deux. Ma grand-mère me prépare toujours des gâteaux. C'est la reine de la cuisine! Quant à mon grand-père, il était le plus génial de tous les hommes. Il était une vraie encyclopédie à lui tout seul. On pouvait lui poser n'importe quelle question, il répondait à toutes. J'avais le plus grand plaisir à parler avec lui, car il m'apprenait beaucoup de choses.

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     La mère de ma mère s'appelait Krestana. Elle est née le 17 février 1913 à Ogut, petit village du sud de la Macédoine. Elle était paysanne. Elle est décédée en 1991, à l'âge de soixante-dix-huit ans.
     Le père de ma mère s'appelle Slave. Il est né également à Ogut, le 25 mars 1914. Il est paysan et est toujours en vie.
     Le père de mon père s'appelle Jirka. Elle est née le 27 juillet 1914 à Beli Potok, ville de la banlieue de Belgrade. Elle était paysanne et est maintenant à la retraite.
     Le père de mon père s'appelait Jivan. Il est né lui aussi à Beli Potok, le 15 mars 1913. Il était paysan. Il est décédé en avril 1978, à l'âge de soixante-cinq ans.

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     Ma grand-mère maternelle est toujours vivante et habite en Algérie. Elle a quatre-vingt-cinq ans. Mon grand-père est mort en 1978. Il a fait la guerre 1914-1918 et vivait en Algérie. Lui et mon grand-père paternel sont des frères. Ma grand-mère et lui ont eu six enfants, dont ma mère.
     Du côté paternel, ma grand-mère a vécu pendant un moment en Algérie, a eu dix enfants, puis est venue en France avec mon grand-père. Elle est morte en 1982, lorsque j'avais à peine un an, d'un cancer des poumons. Mon grand-père a vécu en Algérie, a fait la guerre 1914-1918, puis est venu habiter en France, a construit un pavillon. Il a vécu ici pendant quarante ans. Et lorsque ma grand-mère est morte, il est resté quelques années en France, puis il est reparti en Algérie et s'est remarié en 1992. Et maintenant, il a soixante-dix-neuf ans.

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     Mes grands-parents maternels travaillaient au ministère du Maroc. Ils ont habité à Rabat jusqu'en 1974. Ensuite, ils ont déménagé en France, plus précisément à Rosny-sous-Bois.
     Mon grand-père paternel travaillait lui aussi au ministère du Maroc. Il habitait avec ma grand-mère à Agadir, puis après le tremblement de terre de 1960, il déménagea à Rabat. Plus tard, il s'est occupé de donner à manger aux personnes âgées. Ma grand-mère, je ne l'ai pas connue, mais elle était mère au foyer.

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    Mon grand-père maternel était un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale. Il n'avait jamais voulu être réformé. Ce fut vraiment difficile, à cause de la guerre, pour ma grand-mère. Avant la guerre, mon grand-père travaillait dans une usine de bonbons. Ensuite, il fut chauffeur de maître dans une famille assez bourgeoise: son patron était le directeur d'une grande entreprise. Ma grand-mère n'a jamais vraiment travaillé: elle fut juste mère au foyer, et s'occupait un peu de jardinage. Mais après le décès dramatique de mon grand-père, ce fut très dur pour elle, mais elle reste heureuse avec ses deux filles.
     Quant à mes grands-parents paternels, ce n'est pas du tout pareil. Je les connais assez mal. Je ne les vois que très rarement pour les grandes événements. Ma grand-mère était nourrice et avait l'habitude de s'occuper des enfants, car mon père a vécu dans une famille nombreuse. Je ne sais plus quel métier pratiquait mon grand-père.

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    Mes grands-parents sont d'origine bretonne. Mon grand-père est né dans le Finistère en 1922 et ma grand-mère dans le Morbihan en 1928. Ils se sont rencontrés dans un petit village pendant le Seconde Guerre mondiale. Mon grand-père était enrôlé dans la marine. Après la guerre, ils se sont mariés et mon grand-père a travaillé dans une entreprise de transport par péniche, pendant que ma grand-mère travaillait à l'usine. Ils sont maintenant retraités et habitent une petite ville dans l'Orne, en Haute-Normandie.

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     Ses grands-parents, il ne les connaissait pas. Mais d'après ses parents, ils auraient vécu dans une ferme, dans un pays où la misère s'était propagée, provoquant la ruine du pays, et où les gens mouraient à cause des guerres civiles. Ce pays s'appelait Haïti. Mais grâce au Ciel, ils vivaient loin de tout cela, car à la campagne, il y a beaucoup moins de crimes qu'à la ville. Peut-être qu'un jour il aurait pu les voir et que le pays aurait retrouvé un sens. Les parents de son père étaient décédés il y avait fort longtemps. Il aurait aimé les connaître pour savoir à quoi ils ressemblaient.

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     Son grand-père maternel est mort à l'âge de cinquante-sept ans, le 6 décembre 1980. Comme il est né lui-même en 1982, il ne l'a donc pas connu. Son grand-père, père de sept enfants, était chef magasinier dans une société cotonnière. Il vivait au Bénin avec sa famille. Sa grand-mère y vit toujours: elle continue son commerce de tissus.

     Il ne connaît quasiment rien de son grand-père paternel, mais il sait qu'il vivait lui aussi au Bénin. Il ne l'a pas connu. Il n'en sait pas davantage sur sa grand-mère paternelle. Elle est âgée de soixante-dix-huit ans et vit au Bénin. Il ignore ce qu'elle faisait autrefois, mais maintenant elle ne travaille plus.

 

Ce numéro des Voix du Wallon est dédié à Carole, qui nous a quittés cette année pour suivre ses parents de l'autre côté de l'océan.

Elle avait participé avec nous

aux Portraits de classe que nous avions écrits l'an dernier en quatrième.

Cette année, en troisième, c'est sans elle que nous avons continué l'aventure, en essayant de composer cette mosaïque qui forme, espérons-le, un certain portrait de notre classe. Il nous semble que, même absente, elle y a apporté sa part.

Pour préserver notre liberté et parfois aussi notre pudeur, nous avons laissé tous ces textes anonymes; le nombre de textes écrits par chacun est variable.

Nous voici avec nos noms retrouvés: Hasna Chafouk, Agnès Crinière, Romaric Da Costa, Sandrine De-nul, Ludovic Despretz, Yannick Ducouet, Patricia Fartura, Claire Ferry, Nicolas Garnéro, Philippe Gavrilovic, Dorothée Girardin, Denis Gonçalves, Linda Guillaume, Hayet Hajèje, Mohamed Harkat, Noëmie L'orphelin, Michael Lambert, Cédric Lévy, Jordane Marié, Julien Masson, Myriam Oussaïd, David Renélien, David Rodriguès, Mohamed Zammouri, Nicolas Zaneskis.