Actualités

Partager cette page

Entretien avec Patricia Roché, enseignante mexicaine dans l'académie de Créteil
Actu académique  - 14/12/2015

Patricia Roché, enseignante mexicaine, exerce actuellement dans l’académie de Créteil dans le cadre d’un accord général de coopération signé en 2011 entre l’académie et l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM).

En réciprocité, Florence Liegard, professeure de l’académie de Créteil, enseigne pendant l’année scolaire 2015-2016 au Mexique dans le cadre du programme Jules-Verne. Cet échange a été rendu possible grâce à l’engagement de la direction du Collège des sciences et humanités (CCH) de l’UNAM et de la Délégation académique aux relations européennes et internationales et à la coopération (DAREIC). 

Quelles sont vos missions dans l’académie de Créteil ?

Photo de groupe : la professeure et ses élèvesJ’anime des ateliers en espagnol dans sept établissements : les collèges Madame-de-Sévigné de Gagny (93), Françoise-Giroud de Vincennes (94), Robert-Desnos d’Orly (94) et les lycées Alfred-Nobel de Clichy-sous-Bois (93), Marcelin-Berthelot de Pantin (93), Paul-Robert des Lilas (93) et d’Arsonval de Saint-Maur-des-Fossés (94). En collaboration avec les équipes pédagogiques, j’y mène des projets interdisciplinaires en lien avec la biologie. L’autre versant de mon travail concerne la mise en œuvre de partenariats. Plusieurs établissements mexicains désireux d’entreprendre une collaboration avec des établissements français ont été recensés par ma collègue française Florence Liegard ; à mon tour, je dois les proposer aux établissements de l’académie et favoriser la concrétisation des projets de partenariat. Dans mes missions, je suis accompagnée par la DAREIC, ainsi que par deux inspectrices d’espagnol et de SVT.

En quoi consistent les ateliers mis en place dans les établissements ?

Chaque établissement travaille sur une thématique commune aux deux pays : le réchauffement climatique, les boissons énergétiques, les aliments génétiquement modifiés, la biodiversité, les problèmes de santé liés à l’alimentation, les jardins... Dans l’un d’eux, nous avons également travaillé sur la COP 21. Les élèves œuvrent en collaboration, via Internet, avec leurs camarades mexicains. Ces projets permettent aussi de découvrir une autre culture, de confronter les points de vue ou de collaborer autour d’un même sujet.

Quelles différences majeures voyez-vous entre les pédagogies mexicaine et française ?

La professeure en classe avec les élèves>En France, l’élève travaille autour d’une problématique qu’il doit résoudre et en suivant une démarche d’investigation, notamment en sciences. Au Mexique, on commence par poser aux élèves une question plus générale sur laquelle ils vont travailler. Ici, les enseignants s’emploient à faire acquérir des compétences, des savoir-faire, alors que nous procédons plutôt par « objectifs de contenus ». Je trouve très intéressant que mes collègues français travaillent en équipe, en interdisciplinarité. Cela me semble être une démarche fructueuse !

Quels sont les bénéfices, selon vous, des ateliers ?

Ils sont nombreux ! Travailler sous forme de projets s’avère très porteur. Avec leurs camarades mexicains, les élèves co-construisent quelque chose, ce qui est la base d’un réel partenariat. Ils découvrent ainsi une autre façon d’apprendre, enrichissent leurs connaissances et leurs compétences, découvrent une autre culture... J’ai constaté que ces ateliers constituaient également un puissant levier de motivation. Enfin, ils se déroulent en espagnol. Or tous les élèves ne parlent pas espagnol ! C’est pourquoi ils travaillent en groupe et ceux qui maîtrisent la langue assurent la communication entre le groupe et moi. Non seulement ils pratiquent une langue étrangère mais ils deviennent aussi des acteurs de premier plan du projet ! Quant à ceux qui ne connaissaient pas l’espagnol, c’est une découverte qui souvent suscite leur enthousiasme.

Comment envisagez-vous cette coopération par la suite ?

La professeure en classe avec les élèvesArrivée dans l’académie de Créteil depuis la rentrée scolaire, je vais y travailler jusqu’au 31 janvier 2016. Après cette date, je compte contribuer à pérenniser les partenariats établis et les développer au Mexique. Il est essentiel de poursuivre ces échanges entre élèves mexicains et français, car j’ai pu constater à quel point ils étaient enrichissants de part et d’autre. Dans tous les cas, grâce à ce programme, je travaille à la fois pour des élèves français et mexicains. Je suis donc extrêmement heureuse et reconnaissante de pouvoir y participer. Tant d’un point de vue personnel que professionnel, cette expérience est très enrichissante !

Partager cette page
  • Imprimer
  • Agrandir

Directions des services départementaux de l'éducation nationale

Contour des 3 départements de l’académie de Créteil Les 3 départements de l’académie de Créteil : contour du 94 Les 3 départements de l’académie de Créteil : contour du 93 Les 3 départements de l’académie de Créteil : contour du 77

Campagnes

Saisir les services de l'État