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TRAAM Arts plastiques - Collabor@classe
Actu académique

Le projet collaboratif inter-classes et inter-établissements « TRAAM Arts plastiques - Collabor@classe » mené durant l’année scolaire 2020-2021 dans l’académie de Créteil expérimente l’usage du numérique allié à la réalité immersive dans la salle de classe via un enseignement hybride, en présentiel et en distanciel.

Penser le processus créatif avec les outils de demain

« Comment organiser une collaboration inter-établissements en associant plusieurs classes et plusieurs niveaux, dans des séquences en arts plastiques qui aménagent l’enseignement hybride (présentiel et distanciel) ? »

Ce questionnement s’est trouvé au cœur de l’expérimentation pédagogique qui a réuni les huit professeurs d’arts plastiques investis dans le projet Collabor@classe 2020-2021, et a été le point de départ d’une réflexion sur les pratiques numériques collaboratives. Bien loin de n’être pensé que comme outil ou moyen de communication, le numérique a été envisagé dans sa dimension culturelle, c’est-à-dire comme partie intégrante du processus créatif. Les séquences pédagogiques d’enseignement se sont donc construites autour de « pratiques plastiques hybridant outils traditionnels et numériques ».

Dix établissements de l’académie de Créteil (sept collèges et trois lycées répartis dans les trois départements du 77, 93 et 94) ont participé au projet qui a mobilisé aussi bien des collégiens de 3e que des lycéens de 2de et de 1re. Les enseignants se sont d’abord rencontrés en amont de manière virtuelle, par visioconférence, pour « échanger sur les méthodes, les outils et la structure du projet en lui-même [...], recenser les demandes, les objectifs, les références artistiques et établir le calendrier à tenir afin de mener à bien le projet ».

Dans un second temps, les élèves se sont organisés par groupes inter-établissements et inter-niveaux. Comme leurs professeurs, ils ont échangé par visioconférence sur leurs réalisations plastiques, via des cours en présentiel et en classe virtuelle – cours qui ont eu lieu soit simultanément dans les différents établissements, soit à des moments différents.

Les différents groupes de travail ont abordé des questionnements qui interrogent à la fois le travail et le positionnement de l’artiste et notre environnement numérique. « Le corps et sa visibilité par les autres dans le monde numérique », par exemple, a engagé les élèves à réfléchir sur l’idée de devenir un autre ou de créer un avatar, en d’autres termes à travailler sur la représentation de soi et des autres. « Les élèves ont été amenés à se découvrir et à partir à la rencontre de l’autre par l’intermédiaire de différents outils de médiation [numérique]. » Le projet les a aussi conduits à « questionner leur propre citoyenneté numérique [...] et le regard porté tant envers [leur] propre travail que celui des autres, dans la classe et inter-établissements ».

À travers ces rencontres et ces temps de partage en mode virtuel, collégiens et lycéens ont pu mettre en commun leurs travaux plastiques pour constituer des banques de données partagées et parvenir ainsi à une création collective. Les témoignages des enseignants insistent sur les bénéfices de l’utilisation du numérique pour favoriser les interactions : « Les visioconférences ont encouragé et développé les échanges [...] entre élèves », « ces moments de partage ont permis à chaque classe d’emprunter des directions communes tout en respectant les projets propres à chacune, [et] d’enrichir les apprentissages par les pairs ».

Le numérique comme « espace immersif virtuel »

Par la suite, le recours à une plateforme Web de réalité immersive a permis de valoriser les réalisations des élèves dans une galerie virtuelle en ligne. La conception de cette galerie d’exposition de leurs travaux a une nouvelle fois donné lieu à de nombreux échanges d’idées entre les élèves pour « finaliser la présentation dans l’espace immersif », notamment pour « déterminer l’accrochage des productions plastiques puis mobiliser des élèves commissaires d’exposition ».

La galerie d’exposition virtuelle est un véritable espace de valorisation interactif, où les travaux plastiques des élèves peuvent dialoguer avec les réalisations des autres classes. Mais l’utilisation d’une plateforme virtuelle permet d’aller au-delà : « La consultation en ligne des productions plastiques, alliée à une expérience immersive singulière, a généré un nombre important d’interactions rendues possibles par la simulation en trois dimensions et la diversité des moyens de médiation (photographies, vidéographies, sons, etc.). ». La galerie virtuelle immersive facilite donc « une ouverture de la salle de classe vers l’extérieur : l’ensemble des élèves des établissements, de leurs familles, de leurs parents, des personnels ». 

Tout au long de ce projet alliant processus créatif plastique, dialogue, échanges d’idées et valorisation par le numérique, les compétences langagières et disciplinaires des programmes ont été mises en œuvre avec succès. Mais le numérique a aussi été sollicité par les enseignants comme outil d’évaluation : « l’usage pédagogique du numérique s’est positionné au service de la réussite des élèves permettant, de fait, la validation des compétences numériques dans PIX ».

Pérenniser l’expérimentation à travers la formation

L’espace immersif virtuel a été vécu par les enseignants comme « un dispositif favorisant la continuité pédagogique mais aussi ouvrant à une réflexion plus vaste sur le renouvellement de la forme scolaire ». Suite au succès de l’expérimentation, les participants ont souhaité développer « des méthodes d’enseignement permettant de repenser le cours d’arts plastiques dans ses fondements structurels » et mettre en avant « des pratiques innovantes s’inscrivant dans la durée ».

L’expérience va donc être prolongée au niveau académique, par la constitution dès l’année prochaine d’un parcours M@gistere dans le cadre de la formation continue. Dédiée à « l’exposition des productions plastiques dans un espace immersif virtuel », cette formation vise à développer les pratiques d’enseignement hybride dans les usages pédagogiques des enseignants.

Plus largement, ce M@gistere a pour ambition de donner plus de visibilité à l’enseignement hybride dans toutes les disciplines et le milieu scolaire dans son ensemble, pour se projeter dans la pédagogie et l’éducation de demain : « L’espace de la classe (en présentiel) n’est alors plus le seul lieu d’apprentissages pour l’élève. Le distanciel devient un nouvel espace de construction et de transmission des savoirs et savoir-faire par les pairs. Dès lors, si une telle expérience favorise une ouverture vers des collaborations régulières entre établissements scolaires, [...] elle peut devenir aussi une pratique commune, voire courante, pour maintenir le lien entre les élèves ainsi qu’avec leurs professeurs [...]. ».

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